Françoise Sagan : « Mieux vaut avoir du succès tôt, ça vous débarrasse l'idée d'en avoir »

Par Florent Barraco
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Françoise Sagan, chez Thierry Ardisson.
Françoise Sagan, chez Thierry Ardisson.

La France est de nouveau placée en confinement. Une occasion de se plonger dans les archives les plus cultes de l'homme en noir. Depuis le 25 octobre, Thierry Ardisson a lancé sa chaîne YouTube en partenariat avec l'INA. En mars 1988, Françoise Sagan est invitée dans Bains de minuit, la mythique émission tournée au Bains Douches. Malgré l'ambiance sombre, l'autrice de Bonjour tristesse y est lumineuse, multiplie les sourires entre deux bouffées de cigarette ? la télévision le permettait à l'époque. « Je pense qu'il vaut mieux avoir du succès très tôt, ça vous débarrasse l'idée d'avoir du succès », lance l'écrivaine qui a connu le succès à 18 ans, faisant dire à Jean-Paul Sartre : « Ça finira par tenir le coup. » On confirme la prophétie sartienne !

Après avoir évoqué l'Académie française et ses boîtes de nuit préférées, Françoise Sagan revient sur ses problèmes avec la drogue. Début 1988, son nom sort dans une affaire d'usage et de transport d'héroïne et de cocaïne. « J'ai eu des problèmes en 1981, 1986 et 1988. C'est un peu bête. Je fais ce que je veux. C'est dans la Déclaration des droits de l'homme : un individu fait ce qu'il veut tant que cela n'entrave pas la liberté d'autrui. Je n'ai pas envie d'être un exemple. Les gens, notamment les jeunes, qui peuvent s'imaginer qu'on écrit grâce à la cocaïne? La cocaïne ne sert rien. Ça disperse l'esprit plus qu'autre chose. »

Un extrait à revoir en intégralité :

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