François-Xavier Demaison : « On nous prend pour des privilégiés »

Par Jean-Luc Wachthausen
·1 min de lecture
François-Xavier Demaison au théâtre de l'Œuvre, à Paris.
François-Xavier Demaison au théâtre de l'Œuvre, à Paris.

L'annonce par le Premier ministre, Jean Castex, du prolongement de la fermeture des lieux culturels (cinémas, théâtres, musées, salles de spectacle) jusqu'à un « point de situation », le 20 janvier, semble avoir sonné, comme dans un combat de boxe, l'ensemble des professionnels du secteur. Plus ou peu de réactions. Une sorte de fatalisme et le sentiment de faire du sur-place.

« En fait, on est grogui, impuissant, souligne le comédien François-Xavier Demaison, qui a dû abandonner avec son partenaire François Berléand les représentations de Par le bout du nez, la nouvelle pièce du tandem Alexandre de La Patellière/ Matthieu Delaporte, auteurs à succès du Prénom. En fait, on est incapable de prévoir quoi que ce soit. Par moment, je pense à la phrase de Jean Cocteau : puisque ces mystères nous dépassent, feignons d'en être les organisateurs. »

Lire aussi « Je crains que 2021 ne soit, financièrement, une année encore plus violente »

Après quelques représentations à 19 heures, au théâtre Antoine, à Paris, tout s'est brutalement arrêté en octobre, sans espoir de reprise. De même, la tournée prévue en France est reportée sine die. « Rendez vous compte, renchérit François-Xavier Demaison, de la cruauté de cette situation : on devait jouer Par le bout du nez à Rueil-Malmaison, au cas où la reprise serait effective le 7 janvier. Avec François, on a répété pendant deux jours, histoire d'être prêts. On était heureux de se retrouver sur scène, dans un théâtre, dans l'effer [...] Lire la suite