François de Rugy porte plainte contre "Mediapart" qui publie une nouvelle enquête

Geoffroy Clavel
French Minister for the Ecological and Inclusive Transition Francois de Rugy takes part in a news conference after the first Council for Environmental Defence at the Elysee Palace in Paris, France May 23, 2019. Ludovic Marin/Pool via REUTERS

POLITIQUE - “L’enjeu, c’est de tenir alors qu’on veut vous démolir”, confiait François de Rugy en pleine tourmente autour de ses dépenses jugées excessives. Finalement, le ministre de la Transition écologique a préféré renoncer en présentant ce mardi 16 juillet sa démission.

“Les attaques et le lynchage médiatique dont ma famille fait l’objet me conduisent aujourd’hui à prendre le recul nécessaire - ce que chacun comprendra”, explique l’écologiste macroniste dans un billet posté sur Facebook. Avant de s’en prendre, une fois encore, au site d’investigation Mediapart, à l’origine des révélations sur son train de vie.

“Depuis le début de la semaine dernière, Mediapart m’attaque sur la base de photos volées, de ragots, d’approximations, d’éléments extérieurs à ma fonction”, attaque François de Rugy. “Face aux contre-vérités de Mediapart, j’ai déposé ce matin une plainte pénale en diffamation par la voix du Bâtonnier Pierre-Olivier Sur et de Maître Mathias Chichportich, à qui j’ai confié la défense de mes intérêts”, affirme-t-il.

Ses frais de mandat dans le collimateur 

Cette annonce est intervenue peu avant que Mediapart publie de nouvelles révélations sur l’utilisation de l’argent public par François de Rugy. “François de Rugy démissionne, incapable de justifier ses frais de mandat”, titre le site fondé par Edwy Plenel, qui pointe l’usage de son indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) pour payer ses cotisations à EELV entre 2013 et 2014.

“Nos questions lui ont été envoyées hier (lundi), nous attendions ses réponses pour 14H, et ce sera l’annonce de sa démission. Notre enquête révèle les détournements de ses frais de député”, a affirmé Edwy Plenel, cofondateur et dirigeant du site, sur Twitter.

Sur Facebook, François de Rugy a semblé lier sa démission à cette nouvelle enquête du site d’investigation. “Je suis soumis à un feu roulant de questions nouvelles et contraint de parer sans cesse à de nouvelles attaques”, y explique l’élu de Bretagne, qui a préféré...

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