François de Rugy blanchi pour les travaux dans son appartement de fonction

Alexandre Boudet
PARIS, FRANCE - JULY 14: French Environment Minister Francois de Rugy is seen during the annual Bastille Day military parade in Paris, France on July 14, 2019. (Photo by Mustafa Yalcin/Anadolu Agency/Getty Images)

POLITIQUE - Le Parisien l’avait laissé entendre samedi 20 juillet sur la base de premières conclusions. L’AFP qui a eu accès à l’ensemble de l’enquête diligentée sur les travaux menés dans l’appartement de fonction de François de Rugy au ministère de la Transition écologique le confirme ce mardi 23.

Les dépenses engagées ont toutes été validées par le secrétaire général du gouvernement. Mediapart avait évoqué le 11 juillet un montant total de 63.000 euros, dont 17.000 pour un dressing. L’appartement de 156 m² était occupé par le ministre et sa femme et occasionnellement par les trois enfants du ministre. 

Cette révélation, ajoutée à celles sur des dîners lorsqu’il était président de l’Assemblée et d’autres sur l’utilisation de ses frais de mandat en tant que député, avait poussé le ministre à démissionner mardi 16 juillet. Il a été remplacé depuis par Elisabeth Borne.

Un bémol pour le dressing

Matignon, qui avait demandé cette enquête, a fait savoir que les règles actuellement en vigueur seraient complétées par une “nouvelle circulaire”. Il s’agit pour l’entourage d’Édouard Philippe de “renforcer le process (sic) de contrôle des travaux dans les logements de fonction”. Il faudra notamment l’approbation du secrétaire général du gouvernement pour les travaux excédent 20.000 euros.

Mais concernant François de Rugy, les règles ont donc été respectées. “Cette inspection n’a relevé aucune irrégularité imputable au ministre dans le respect des principes d’exemplarité et des règles de la commande publique”, indique le rapport. Il pointe “la spécificité de certains travaux” qui a engendré des surcoûts. C’est le cas du “rechampissage” -nom donné à la réfection des moulures- qui a coûté plus de 16.000 euros. 

L’enquête pointe cependant un bémol. Il concerne le fameux dressing à plus de 15.000 euros. “Le devis n’a pas été ajusté en envisageant par exemple un degré de finition moindre”, pointe la contrôleuse des armées qui a épluché les factures. Elle déplore aussi l’urgence dans...

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