François Ruffin, un insoumis en pleine rupture qui refuse le "gloubi-boulga"

Le député de la Somme François Ruffin est l'une des figures emblématiques du Nouveau Front populaire. Trublion au sein de LFI, cet ancien journaliste revendique sa voix singulière et acte sa rupture avec Jean-Luc Mélenchon à quelques jours du second tour des législatives. Une image d'électron libre qui lui attire la sympathie à gauche.

Alors que le second tour des législatives approche, François Ruffin a affirmé, jeudi 4 juillet, que sa "place ne sera pas dans le groupe de La France insoumise" à l'Assemblée s'il est réélu à l'issue du vote de dimanche.

"J'en suis parti et j'ai refusé l'investiture de La France insoumise il y a quinze jours. Mes désaccords avec Jean-Luc Mélenchon sont connus, ils sont profonds sur la démocratie, sur le bruit et la fureur plutôt que la force tranquille et donc ma place ne sera pas dans le groupe La France Insoumise, si jamais je suis élu", a-t-il déclaré sur RTL.

Volontiers présenté comme un successeur potentiel de Jean-Luc Mélenchon, il avait acté sa rupture avec le leader insoumis lors de la "purge" des "frondeurs" qui n'ont pas été réinvestis pour ces législatives anticipées malgré leur appartenance historique au mouvement.

"Je suis à vos côtés"

Avant d'être un électron libre de la gauche radicale, le leader du micro-parti Picardie debout a surtout soigné son image d'homme proche de ses concitoyens, notamment depuis son arrivée sur les bancs de l'Assemblée nationale en 2017.


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