François Ruffin, bravo patron!

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Le député proche de La France insoumise gère une petite entreprise qui ne connaît pas la crise.

Les Français ont découvert sa silhouette dégingandée, sa diction fiévreuse, un soir de février 2017 lorsque François Ruffin, alors journaliste à Amiens, a reçu le César du meilleur documentaire pour « Merci patron ! » : l’histoire d’un couple au chômage qui réclame, en échange de son silence, de l’argent à la direction de LVMH. Quatre mois plus tard, en juin 2017, le quadragénaire était élu député de la Somme sous l’étiquette de son micro-parti Picardie debout, proche de La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon. Depuis lors, il s’est construit une vraie notoriété.

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Le trublion de la gauche radicale dispose aujourd’hui d’une rassurante trésorerie, mais il n’en fut pas toujours ainsi. Jusqu’à la sortie de son premier documentaire, le député d’Amiens gagnait très peu. A 24 ans, en 1999, il fonde un journal satirique, « Fakir », sous la forme d’une association loi 1901, dont il est membre bénévole durant dix-huit années, puis, à deux reprises, chichement salarié. Dans sa déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), rédigée à son entrée au Parlement, il indique 13 891 euros de revenus pour 2013, 2 000 de moins l’année suivante, où il perçut 40 278 euros d’indemnités de licenciement de France Inter (il a travaillé comme reporter pour l’émission « Là-bas si j’y suis »), puis aucun revenu en 2015. Logé dans une modeste maison appartenant à ses parents, il paraît alors se contenter de ce train de vie frugal.

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« Si on élimine la précarité, on coule le journal » !

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Une journaliste indépendante, Mérième Alaoui, qui lui consacre une biographie non autorisée, s’est intéressée à ses méthodes managériales, publiée cette semaine chez Robert Laffont (« François Ruffin, l’ascension d’un(...)


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