François Pérol, décideur, conseilleur et/ou aviseur

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François Pérol, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy, le 15 décembre 2016 à la Cour de Justice de la République à Paris

Le procès en appel de l'ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée, parachuté en 2009 patron de la BPCE, s'est achevé vendredi. La décision le concernant devrait faire jurisprudence en matière de pantouflage

Acharnement thérapeutique ou œuvre jurisprudentielle ? François Pérol est à la fois une bête de foire et un ovni juridique. Un cas d’école, tant cet inspecteur général des finances aura multiplié les allers-retours entre privé et public. Jusqu’à ce climax en 2009: conseiller économique de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, en charge de gérer la crise financière, il sera propulsé dans la foulée à la tête de la BPCE, alliance de circonstance entre deux canards boiteux (les Banques populaires et les Caisses d’épargne) sauvées du naufrage sur fonds publics (5 milliards d’euros). Les juristes se creusent la tête, la principale décision en la matière remontant à… 1931. Faute de lifting législatif, la justice française va devoir réactualiser le tout, avec Pérol en souris de laboratoire. Le procès en appel de l’ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée, parachuté, s’est achevé vendredi. La décision le concernant devrait faire jurisprudence en matière de pantouflage

Pantouflage ? L’accusation, en la personne de l’avocat général Marc Rouchayrole, n’aime pas trop le terme. «Le débat sur l’entre-soi de nos élites est récurrent, mais ce n’est pas le procès de l’Inspection générale des finances.» Il préfère s’en tenir au strict plan pénal, la prise illégale d’intérêt visant tout agent public ayant eu l’occasion de «contrôler, surveiller, proposer des décisions ou formuler des avis.» Un spectre très large, censé les dissuader de mettre leurs anciennes compétences au service d’intérêts privés. François Pérol tempère, campant le fidèle serviteur de l’Etat: «Je n’ai jamais donné d’instruction, je ne me suis jamais pris pour un ministre, conseiller le président de la République me suffisait.» Mais le parquet pointe sa précédente déclaration devant l’Assemblée nationale: (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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