François Léotard est persuadé que Jacques Chirac connaissait la manipulation qui l'impliquait dans l'assassinat de Yann Piat

France 2

Le 25 février 1994, sur les hauteurs de Hyères, la députée du Var Yann Piat est abattue par deux hommes à moto. Est-ce l'œuvre des gangsters arrêtés ? Qui sont les vrais commanditaires ? Deux journalistes du Canard enchaîné vont passer des mois à chercher. Une source les met sur la piste de deux commanditaires présumés : Jean-Claude Gaudin, sénateur-maire de Marseille, et François Léotard, alors ministre de la Défense. Dans leur livre, les journalistes ne donnent pas leurs noms, se contentant de les surnommer Encornet et Trottinette. Selon eux, l’élue aurait été en possession de documents compromettants pour les deux hommes politiques qui l’auraient fait exécuter.

"Je voudrais bien qu’un jour les Français se posent la question de la façon dont leur démocratie est vécue, affirme en colère François Léotard à la télévision le 7 octobre 1997. Et moi, je me la pose personnellement. Avez-vous le droit d’affirmer comme ça que monsieur Untel, votre voisin de palier, est un assassin ? Et puis après, vous partez tranquillement à la pêche ? Qu’est-ce que cela veut dire ?" Injustement mis en cause dans l’affaire, l’ancien ministre parle pour la première fois depuis le crime au magazine "19h le dimanche" (Facebook, Twitter, #19hLD). En vingt ans, il n’était jamais revenu sur ces accusations.

"C’est vraiment la volonté de tuer, de démolir quelqu’un... comme si vous lui tiriez dans le dos avec un revolver"

"Ce sont des épreuves que l’on (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi