François Hollande ne croit pas que Vladimir Poutine fera "usage" de l'arme nucléaire

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Vladimir Poutine et François Hollande, lors d'une rencontre en octobre 2013 - Daniel Dal Zennaro - AFP
Vladimir Poutine et François Hollande, lors d'une rencontre en octobre 2013 - Daniel Dal Zennaro - AFP

Vladimir Poutine "ne fera pas usage" de l'arme nucléaire, a déclaré François Hollande ce lundi matin. L'ancien président de la République, interrogé sur une éventuelle nouvelle escalade en Ukraine, et en a livré son analyse.

"Si escalade, c'est penser que Vladimir Poutine va continuer à avancer dans le Donbass et dans le Sud, oui", a-t-il affirmé sur France inter. "Si escalade signifie le recours à des armes terrifiantes et notamment nucléaires, non. Car les règles de la dissuasion font que Vladimir Poutine sait parfaitement que s'il peut menacer, s'il peut effrayer, l'usage de ces armes entraînerait pour lui des conséquences effroyables. Donc il ne le fera pas."

Mais l'ancien Président estime cependant que le dirigeant russe va continuer de faire usage de la force, "parce que pour lui, la menace, le rapport de domination fait partie de sa diplomatie". Pour François Hollande, la guerre va donc se poursuivre.

"L'opération militaire, comme il l'appelle, c'est-à-dire la guerre, va continuer. Jusqu'où? Marioupol sûrement. Mais ce qu'il veut, c'est contrôler tout le littoral du Sud de l'Ukraine, jusqu'à ce qu'on appelle la Transnistrie, qui est en fait la Moldavie, pour avoir à la fois l'accès à la mer, retrouver Odessa, un port qu'il doit considérer comme russe, et couper l'Ukraine de tout accès à la mer."

"Il faut accepter ce rapport de force"

Face à cela, quelle doit être la réponse de l'Union européenne? "Il faut aller beaucoup plus loin sur l'embargo pétrole, gaz, charbon", assure l'ancien locataire de l'Élysée. Pour François Hollande, il est également nécessaire de "fournir des armes" - ce qui ne représente pas, pour lui, un acte de cobelligérance - et entraîner les forces ukrainiennes.

"Il faut accepter ce rapport de force parce que Poutine ira jusqu'au bout s'il n'est pas arrêté." 876450610001_6305811703112

Emmanuel Macron a-t-il raison de maintenir le contact avec Vladimir Poutine? Le président de la République a de nouveau échangé par téléphone avec Vladimir Poutine pendant plus de deux heures début mai.

"Il ne faut lui parler que si un message fort peut lui être adressé", considère François Hollande. "Si c'est simplement pour faire la communication de Vladimir Poutine, il vaut mieux ne pas le faire."

Quid d'un déplacement en Ukraine? Pour rappel, Emmanuel Macron a choisi l'Allemagne pour le premier voyage officiel de son second quinquennat. "Qu'il aille à Berlin, c'est absolument nécessaire, le couple franco-allemand est indispensable pour faire avancer l'Europe. Mais il doit aller à Kiev après, dans les jours qui viennent." Car selon François Hollande, "aller à Kiev serait nécessaire, souhaitable, symbolique. Je rappelle que beaucoup de dirigeants européens (notamment les Premiers ministres polonais, tchèque et slovène, NDLR) sont allés à Kiev."

Article original publié sur BFMTV.com

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