François Hollande en Isère : «Le président que vous allez élire, il ne pourra pas tout satisfaire»

Libération.fr

Les mots du discours officiel, son testament, ont été longuement soupesés, choisis pour leur charge symbolique. Pourtant, même corsetée dans la défense du bilan et l’appel à la mobilisation citoyenne, l’émotion se faufile dans la voix de François Hollande samedi, devant des dizaines de jeunes à qui il est venu remettre leurs cartes d’électeur dans le village de Crolles (Isère). «Ce qu’on fait ici, c’est une forme de transmission.»

Depuis la fin de matinée, la liste des candidats à la présidentielle est publiée, la campagne peut commencer. Sans lui. Depuis qu’il a renoncé, en décembre, ses proches redoutent la bascule du 23 mars, début de la campagne officielle, pour celui qui a enchaîné les combats électoraux sans discontinuer depuis les années 80.

Du coup, cette visite de terrain ressemble à un prétexte pour lui permettre de tenir un dernier meeting de non-candidat. A chaque arrêt devant les caméras ou les électeurs, Hollande vante ses réformes. «Les faits, regardons-les : la France, elle est plus forte qu’il y a cinq ans. Puisque peu le disent je vais le dire à leur place», lance le Président. Le CICE, la politique de l’offre, le redressement des comptes publics, le contenu de la loi travail : tout ce qui a pu diviser son camp depuis 2012 est remis en perspective, sauf la déchéance de nationalité. Sous l’humour, son rempart, les regrets semblent percer sous son éloge du temps long - «on ne change pas un pays par une seule élection» - et la défense de sa présidence normale. «Le premier président que vous allez élire, il ne pourra pas tout satisfaire, il ne faut pas penser qu’il sera capable de tout résoudre», prévient Hollande devant les néo-électeurs, qu’il appelle à s’engager dans la vie publique et à résister au populisme en général et au Front national en particulier.

«Il ne peut pas supporter que Le Pen l’emporte, ce qui est noble, glisse un ministre. Mais après dix ans à la tête du PS et cinq ans à l’Elysée, il ne veut pas que sa famille politique disparaisse : (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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