François Hollande: "Aujourd'hui, je suis à deux doigts d'être aimé!"

Claire Tervé
A moins d'une semaine de la fin de son Mandat, François Hollande estime qu'il est "à deux doigts d'être aimé".

POLITIQUE- Impopulaire, oui, mais pas haï. Après cinq ans a la tête du gouvernement français, François Hollande vit les derniers jours de son mandat. Le 8 mai prochain, il léguera sa place à l'Elysée à l'un des deux candidats en lice à l'élection présidentielle. Le futur ex-président s'est confié sur son état d'esprit, ses regrets et ses projets d'après-mandat dans un long entretien avec l'Obs publié ce 3 mai.

"Je reconnais que j'ai été un président impopulaire, mais, enfin, je n'ai pas été haï. Mitterrand a pu être impopulaire et haï. Sarkozy a pu être populaire et haï. Moi, j'ai été très tôt impopulaire, et cela m'a atteint, contrairement à ce que l'on prétend, mais cela ne m'a jamais empêché de gouverner et, surtout, je n'ai pas senti de grande hostilité contre moi, sauf à la période du Mariage pour tous", a-t-il confié au média. "Aujourd'hui, je suis à deux doigts d'être aimé! ", a-t-il même ajouté en riant.

Impopulaire, il l'a été: avec 12% d'opinions favorables, il avait atteint un record absolu d'impopularité en novembre 2014. Le 7 avril 2013, il avait également frôlé ce seuil avec 13% d'opinions favorables. Ce n'est que plusieurs semaines après avoir annoncé qu'il renonçait à un second mandat que le président de la République a remonté la pente avec 21% en mars 2017.


Alors qu'il était interrogé sur ses promesses non tenues pendant son quinquennat, François Hollande a répondu à l'Obs: "Franchement, à l'exception de ma vie privée et de la fâcheuse histoire Cahuzac, que j'aurais préféré éviter, je n'ai rien à retrancher. Je pars sans que mon honnêteté ait été prise en défaut. Et sans m'être enrichi. En ayant toujours veillé à ne rien montrer de mes fêlures, de mes blessures. Question de pudeur."

Enfin pour lui, pas question de parler de fin de vie politique,...

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