François Hollande accuse la Russie d'utiliser "les mêmes procédés" que l'URSS pour "influencer les opinions publiques"

Anthony Berthelier
François Hollande accuse la Russie d'utiliser "les même procédés" que l'URSS pour "influencer les opinions publiques"
François Hollande accuse la Russie d'utiliser "les même procédés" que l'URSS pour "influencer les opinions publiques"

INTERNATIONAL - François Hollande et Vladimir Poutine ne sont toujours pas les meilleurs amis du monde. Le président de la République accuse Moscou d'utiliser "tous les moyens pour influencer les opinions publiques" avec "parfois les même procédés" que l'ex URSS, dans une interview à des journaux européens, dont Le Monde, publiée lundi 6 mars.

"La Russie utilise tous les moyens pour influencer les opinions publiques", a déclaré le chef de l'Etat, ajoutant que même si "ce n'est plus la même idéologie que du temps de l'URSS, (...) ce sont parfois les mêmes procédés, les technologies en plus".

Pour François Hollande, il s'agit d'une "stratégie d'influence, de réseaux, avec des thèses très conservatrices sur le plan des mœurs" mais "aussi la prétention de défendre la chrétienté par rapport à l'islam".

Hollande avertit la Russie

"N'exagérons rien mais soyons vigilant", poursuit-il dans cet entretien accordé aux quotidiens Le Monde, Süddeutsche Zeitung, La Stampa, La Vanguardia, The Guardian et Gazeta Wyborcza avant un mini-sommet européen qui réunira les dirigeants français, allemand, espagnol et italien lundi à Versailles.

Mercredi 2 mars, le chef de l'Etat avait ordonné la "mobilisation" de "tous les moyens nécessaires de l'Etat" face aux cybermenaces pesant sur l'élection présidentielle en France. A l'issue d'un Conseil de défense réuni à l'Elysée, la présidence avait souligné qu'"aucune action malveillante" ne devait pouvoir "entacher la campagne et le vote", après que la diplomatie française a multiplié ces dernières semaines les avertissements contre le risque d'"ingérences" russes.

"Que cherche la Russie ?", interroge François Hollande. "A peser sur les espaces qui étaient autrefois les siens dans l'ex-Union soviétique" comme en Ukraine, répond-il. "Elle veut participer à la résolution des conflits dans le monde, à son avantage", notamment en Syrie, "s'affirme comme une puissance" et "teste nos résistances", ajoute-t-il.

"Qui est financé par qui"

Le...

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