François Hollande étrille un accord LFI-PS mortifère et "inacceptable"

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Pour l'ancien président socialiste, un accord du PS avec la France Insoumise "met en cause des principes qui sont les fondements de l'engagement socialiste".

POLITIQUE - Pas une alliance mais “une disparition”. François Hollande est fermement opposé à un éventuel accord LFI/PS en vue des législatives tel qu’il est envisagé à ce stade. “C’est une remise en cause de l’histoire même du socialisme”, estime ce jeudi 28 avril l’ancien président de la République socialiste qui dénonce un accord “inacceptable”.

La première rencontre entre La France Insoumise et le Parti socialiste le 27 avril s’est achevée sur une note optimiste, en tout cas pour ceux qui, comme le chef du parti Olivier Faure, sont favorables à un accord. Ce n’est pas le cas de François Hollande. “Ce n’est pas une discussion qui est en cause, c’est une disparition” électorale et programmatique, a-t-il déclaré sur franceinfo. “Discuter c’est nécessaire, disparaître c’est impossible”, ajoute-t-il.

À ce stade, aucune proposition n’a été évoquée par les représentants des deux camps sur le nombre de possibles candidats issus du PS. Mais François Hollande s’inquiète de voir l’étiquette socialiste disparaître “dans les 3/4 des circonscriptions de France” dès le premier tour, remplacée par la bannière unique de l’Union populaire.

"Cet accord est inacceptable sur le plan électoral (...) et met en cause des principes qui sont les fondements de l'engagement socialiste" François Hollande, ancien président de la République

Il remet aussi en cause le programme commun proposé par LFI. La retraite à 60 ans? “Tout le monde sait que c’est impossible financièrement.” La 6e République? “Même si on a la majorité à l’Assemblée nationale, il n’est pas possible de changer la Constitution”.

“S’il s’agissait simplement de rompre avec le quinquennat Hollande, ce serait un moindre mal”, réplique-t-il aux Insoumis qui se félicitaient de voir “une rupture avec le quinquennat Hollande” lors des premières discussions.

“Mais là, ça voudrait dire quoi? Que le prochain gouvernement (en cas de victoire aux législatives et de cohabitation, NDLR) serait amené à désobéir aux traités européens? À quitter l’OTAN? À ne plus aider les Ukrainiens en leur fournissant des équipements militaires?”, fait mine de s’interroger François Hollande.

Hollande plaide pour “une autre union” sans LFI

“Je pense que cet accord ne sera pas accepté car il est inacceptable sur le plan électoral (...) et qu’il met en cause des principes qui sont les fondements de l’engagement socialiste”, tacle Hollande.

L’ancien chef du Parti socialise prend donc le contre-pied de l’actuel titulaire du poste. Et étrille au passage la “curieuse méthode” d’Olivier Faure qui, lors d’un bureau national, a incité ceux qui étaient contre l’alliance avec LFI à quitter le PS. “Le premier rôle et devoir d’un responsable politique qui dirige une formation c’est de rassembler d’abord les siens avant de penser à se rassembler avec d’autres”, juge celui qui l’a précédé.

À demi-mot, François Hollande a semblé regretter que la décision émane des cadres du parti et non des adhérents. Il n’est pas le seul à faire valoir ce point. Hélène Geoffroy, une des figures du courant opposé à la ligne Faure, a elle aussi réclamé que la décision soit soumise “au vote des adhérents”, rapporte Le Figaro. Ce qui n’est pas à l’ordre du jour, pour l’instant.

François Hollande défend “une autre union”, avec les écologistes et les communistes -et sans La France Insoumise donc. “Au lendemain des élections législatives, selon les choix qui auront été faits il y aura des leçons à tirer”, met en garde Hollande, favorable à l’éclosion d’un nouveau Parti socialiste. Quant à une éventuelle candidature aux législatives, l’ancien président entretient le mystère pour l’instant. Seule certitude, il “exclut” d’être candidat sous la bannière de l’Union populaire.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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