François Fillon veut encore y croire

François Fillon a affirmé jeudi être le seul candidat à la présidentielle à avoir un cap et à représenter une alternance crédible, appelant à faire mentir les sondages, qui le placent loin derrière Emmanuel Macron et Marine Le Pen. /Photo prise le 30 mars 2017/REUTERS/Philippe Wojazer

PARIS (Reuters) - François Fillon a affirmé jeudi être le seul candidat à la présidentielle à avoir un cap et à représenter une alternance crédible, appelant à faire mentir les sondages, qui le placent loin derrière Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

Le candidat de la droite et du centre, dont la campagne a été empoisonnée par l'affaire des emplois présumés fictifs de son épouse et de ses deux enfants, veut croire qu'il peut encore gagner la bataille.

"De tous les candidats je suis le seul qui ait autre chose à proposer à la France qu’un saut dans l’inconnu, un écran de fumée ou un statu quo déplorable", a-t-il dit lors d'un meeting à Quimper. "Je suis le seul qui ait un cap".

L'ancien Premier ministre a insisté sur le fait qu'il était le seul, à ses yeux, à avoir un projet qui "peut être mis en œuvre dès maintenant par une majorité politique cohérente".

"Mes amis, je résiste (...) Alors prenez les choses en main, bousculez les scénarios écrits par d’autres que vous, montrez-leur qui vous êtes", a-t-il ajouté, estimant que "c'est maintenant que tout se joue".

Dans la matinée, François Fillon avait ciblé sur RTL Emmanuel Macron, le candidat d'En Marche !, qu'il surnomme "Emmanuel Hollande" ou "François Macron" pour expliquer que son rival porte l'héritage du président sortant.

"La méthode qui consiste à vouloir faire plaisir à tous les électeurs, à dire un petit mot pour les uns et un petit mot pour les autres, c'est la façon la plus ancienne et la plus vieille de faire de la politique", a-t-il également dénoncé.

François Fillon, qui avait créé la surprise en remportant la primaire de la droite et du centre, a mis en garde à Quimper contre le "plébiscite médiatique" dont bénéficierait l'ex-ministre de l'Economie Emmanuel Macron.

"Ils ont choisi pour vous : ce sera la même politique, ce seront les mêmes visages, agrémentés de quelques ralliements hétéroclites", a-t-il ironisé.

L'entourage de François Fillon s'emploie depuis plusieurs jours à accréditer l'idée d'un "vote caché" pour le candidat mis en difficulté par sa mise en examen, à l'image des électeurs qui n'osaient pas avouer leur vote pour le Front national.

Pour appuyer leur intuition, ils citent notamment les analyses d'une société canadienne qui avait donné Donald Trump gagnant aux Etats-Unis et mesure le poids numérique des candidats.

Le candidat de la droite et du centre arriverait selon eux derrière la présidente du Front national Marine Le Pen, mais devant Emmanuel Macron.

(Gérard Bon)

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