«Gilets jaunes»: «Macron, c’est un petit joueur!», moque François Fillon

Galiero, Emmanuel
/ Klimentyev Mikhail/Klimentyev Mikhail/Tass/ABACA

Dans un entretien accordé à la RTS, l’ancien premier ministre est sorti de sa réserve en abordant plusieurs sujets, de Macron à Chirac, en passant par les «gilets jaunes» et un retour en politique qu’il n’envisage pas.

«Ce n’est pas dans mon caractère, la nostalgie». Lors d’un long entretien diffusé par la Radio Télévision Suisse jeudi, François Fillon est sorti de sa réserve en affirmant qu’il ne reviendrait pas en politique. «J’ai choisi une autre vie qui me satisfait pleinement» a--t-il expliqué, en reconnaissant cependant qu’il n’était pas totalement insensible aux événements politiques de son pays. Il a d’ailleurs avoué ressentir «un peu d’agacement» en voyant «certains sujets» sur lesquels il lui semblait «avoir des réponses». Il regrette le fait que celles-ci ne soient «pas utilisées».

En répondant aux questions qui lui ont été posées à Genève, François Fillon n’a pas voulu s’avancer trop loin sur Emmanuel Macron. Il a détourné la question en prenant de la hauteur et en considérant que le problème se posait à l’échelle européenne. Pour lui, la vraie question est celle de l’effondrement de l’Europe mais il ne sait pas si un homme sera capable d’inverser le cours des choses. Et quand le journaliste insiste en lui demandant si Macron peut être cet homme-là, Fillon répond simplement «Pourquoi pas?.... L’avenir le dira».

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Le best-of de l’interview de François Fillon à la RTS (Suisse) - Regarder sur Figaro Live

«C’est pas grand-chose, cette affaire de “gilets jaunes”»

Concernant la politique du chef de l’Etat, il a lâché quelques critiques, notamment face à l’affaire des gilets jaunes, un phénomène dont il relativise la force dans le pays. «Si on réfléchit bien, c’est pas grand-chose, cette affaire de “gilets jaunes”. Il y a eu au maximum des manifestations de 150 000 à 180 000 personnes dans toute la France», ajoutant «Macron, c’est un petit joueur! Il a reculé (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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