François Fillon placé sous le statut de témoin assisté pour "escroquerie aggravée" dans le PenelopeGate

Le HuffPost avec AFP
François Fillon placé sous le statut de témoin assisté pour

POLITIQUE - François Fillon, déjà mis en examen dans l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs de sa femme et de ses enfants, a aussi été placé fin juillet sous le statut de témoin assisté pour "escroquerie aggravée" dans cette affaire.

Mis en examen le 14 mars notamment pour "détournement de fonds publics" et "complicité et recel d'abus de bien sociaux", l'ex-candidat de la droite à l'élection présidentielle a été reçu fin juillet par les juges d'instruction pour être entendu pour la première fois sur le fond de l'affaire.

A l'issue de cette audition, les magistrats l'ont placé sous le statut de témoin assisté, intermédiaire entre celui de simple témoin et de mise en examen, pour un autre chef, celui d'"escroquerie aggravée".

L'affaire, révélée fin janvier, avait empoisonné la campagne électorale de l'ancien Premier ministre, parti favori de la course à la présidentielle jusqu'à sa défaite au premier tour. Au cœur du dossier, les soupçons d'emplois fictifs de sa femme Penelope et de ses enfants au Parlement. Les investigations portent aussi sur les salaires touchés de mai 2012 à décembre 2013 par son épouse pour un emploi dans une revue littéraire, la "Revue des deux mondes", propriété d'un homme d'affaires proche de François Fillon, Marc Ladreit de Lacharrière.

Fillon se défend

Le 16 mars, le parquet national financier avait délivré aux juges d'instruction un réquisitoire supplétif, élargissant le champ des investigations à des faits d'"escroquerie aggravée". Penelope Fillon avait été mise en examen le 28 mars, notamment pour "recel d'escroquerie aggravée".

Des documents saisis à l'Assemblée, en particulier une fiche de renseignements sur laquelle l'épouse du candidat avait déclaré en juillet 2012 un travail mensuel à la "Revue des deux Mondes" de seulement 14 heures, intriguaient les enquêteurs.

Lors de son audition fin juillet, François Fillon a défendu la réalité des emplois d'assistants parlementaires de sa femme à l'Assemblée nationale, entre...

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