François Fillon: une "nouvelle campagne" sous assistance respiratoire

Romain Herreros
Francois Fillon en meeting à Orléans le 7 mars 2017.

POLITIQUE - Drôle de semaine que celle que vient de traverser François Fillon. Après sa démonstration au Trocadéro qui lui a permis d'étouffer la fronde dans son camp, le candidat de la droite a vu ceux qui menaçaient de lui définitivement tourner le dos revenir vers lui, au nom du "projet"'.

Pour acheter la paix et lancer ce qu'il promettait être une "nouvelle campagne", le député de Paris a dû faire des concessions, notamment aux sarkozystes, revenus en force autour du candidat. Idem du côté de l'UDI. Les centristes sont sagement rentrés dans le rang après s'être désolidarisés. À la clé, une alliance pour les législatives comptant 96 circonscriptions.

Enfin le bout du tunnel pour François Fillon? Pas vraiment. Sur plusieurs plans, les difficultés persistent. Et rien ne laisse penser que cette deuxième semaine de sa "nouvelle campagne" sera une promenade de santé pour le candidat Fillon.

"On n'avait pas besoin de ça"

Malgré la composition d'une nouvelle équipe et la promesse de rassemblement autour d'un projet censé convenir à toutes les sensibilités de sa famille politique, François Fillon a vécu une semaine compliquée. Dans son édition du mercredi 8 mars, Le Canard enchaîné a révélé que le candidat a omis de déclarer à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique un prêt de 50.000 euros obtenu auprès de Marc Ladreit de Lacharrière, son ami milliardaire également patron de "La Revue des deux Mondes", entreprise dans laquelle Penelope Fillon est soupçonnée d'avoir bénéficié d'un emploi fictif entre 2012 et 2013.

Fidèle à sa ligne de défense depuis les révélations du "Penelope Gate", il a dénoncé "une opération de déstabilisation politique". Côté surenchère verbale justement, François Fillon a été épinglé par la presse pour avoir fait mention en meeting d'un fait-divers sordide dont personne n'arrive à retrouver la trace. Une forme de trumpisation de sa campagne? Quoi qu'il en soit, ce n'est pas la caricature nauséabonde d'Emmanuel Macron...

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