Pour François Fillon, l’affaire est pliée

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Fin de calvaire pour le candidat LR. Il laisse un parti en proie à une guerre de succession.

«Il faudra que je m’y habitue. A l’Elysée, ce sera tailleur Chanel tous les jours», badinait une jeune collaboratrice du candidat LR (19,7 % selon Ipsos), répondant à un flatteur qui la félicitait pour son élégance. C’était le 10 janvier. François Fillon était président de la République. Il présentait ses vœux à la presse et aux parlementaires de droite, rassemblés dans son QG flambant neuf du XVe arrondissement. «Je sais que je ne suis pas pour vous un client facile. Vous devrez faire avec ma réserve et mes sourcils broussailleux», avait lancé le candidat, suggérant ainsi qu’il n’avait pas l’intention de changer quoi que ce soit ni à son style ni à son projet de «redressement national».

«Les grilles de lecture du microcosme ne sont plus celles de cette France silencieuse et fiévreuse. […] Je n’étais pas le candidat de l’establishment et je n’ai pas l’intention de le devenir», ajoutait-il. Ce jour-là, les élus de toutes obédiences - sarkozystes, juppéistes et lemairistes - n’avaient aucun doute sur le dénouement de cette campagne : le vainqueur de la primaire serait nécessairement victorieux le 7 mai. Cette certitude s’est soudain volatilisée le soir du 24 janvier, quand le Canard enchaîné a publié le premier article sur les emplois supposés fictifs de Penelope Fillon. Depuis trois mois, le doute s’est installé. Tous les responsables de droite le savaient : cette élection imperdable pouvait être perdue. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle ils avaient été si nombreux, début mars, à militer pour un changement de candidat.

Etats-majors. «Si Fillon devait perdre, autant que ce soit dès le premier tour», confiait dimanche soir un parlementaire LR. Pour cet ancien soutien d’Alain Juppé, rien n’était pire qu’un second tour Macron-Fillon qui aurait pour effet de prolonger de quinze jours le supplice du candidat. Pour ce juppéiste, l’élimination au premier tour a le mérite de (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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