François Bayrou a-t-il gâché la fête de lancement de Renaissance ?

Francois Bayrou (ici le 21 juin à l’Élysée) a-t-il gâché la fête de lancement de Renaissance ?
Sarah Meyssonnier / REUTERS Francois Bayrou (ici le 21 juin à l’Élysée) a-t-il gâché la fête de lancement de Renaissance ?

Sarah Meyssonnier / REUTERS

Francois Bayrou (ici le 21 juin à l’Élysée) a-t-il gâché la fête de lancement de Renaissance ?

POLITIQUE - Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé. Ce samedi 17 septembre dans la soirée, alors que le parti présidentiel faisait sa mue au Carrousel du Louvre pour devenir officiellement « Renaissance », une absence a particulièrement été remarquée.

Le patron du MoDem François Bayrou, pourtant central dans la galaxie macroniste, a posé un lapin à l’ex-LREM. Une chaise vide d’autant plus visible que l’ancien Premier Ministre Édouard Philippe, chef du parti Horizons, était lui bien présent.

Une situation embarrassante qui a conduit, selon les journalistes sur place, les équipes de Renaissance à enlever son siège nominatif.

De quoi jeter un froid, puisque cette absence est assortie de mises en garde émises dans Le Parisien au sujet de la réforme des retraites. « Je suis opposé au passage en force », prévient François Bayrou, alors que l’idée d’inclure cette réforme dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) fait son chemin en Macronie.

« Si on se lance dans cette voie-là, alors nous sommes certains de coaliser d’abord les oppositions entre elles, puis de diviser la société française. Tout cela parce que nous n’aurions pas pris le temps de la pédagogie », justifie le centriste, qui considère que « c’est une réforme qui ne peut pas se faire au détour d’un amendement ».

Nommé à la tête du Conseil national de la Refondation, le maire de Pau juge que l’option PLFSS « créerait effectivement un mauvais climat et donnerait raison à tous ceux qui annoncent l’échec du CNR ».

Une prise de position qui détonne avec ce qui circule dans la majorité, où on insiste sur la nécessité « d’aller vite » sur ce dossier. Lors d’une rencontre informelle avec la presse lundi 12 septembre, Emmanuel Macron a affirmé qu’il n’écartait aucun véhicule pour parvenir à la réforme des retraites en 2023, ni le PLFSS, ni le 49-3.

Mise à distance et agacement

Vendredi 16 septembre, lors de la rentrée politique de son parti Horizons, Édouard Philippe a assuré Élisabeth Borne de son soutien sur ce dossier, quel que soit le moyen utilisé pour y parvenir.

« Nous serons derrière vous pour améliorer notre système de retraite. Que vous choisissiez de le faire en octobre, en décembre, en mars, quand vous vous voudrez », a déclaré le maire du Havre devant l’actuelle cheffe du gouvernement.

Dans ce contexte, difficile de prendre l’absence de François Bayrou au lancement de Renaissance autrement que comme une mise à distance avec le parti présidentiel. Une chaise vide qui, à en croire Europe 1, a provoqué un certain agacement sur place.

Ce dimanche 18 septembre sur franceinfo, la ministre en charge de l’économie sociale et solidaire et de la vie associative Marlène Schiappa a tenu à aplanir les angles.

« Il n’y a pas eu d’annonce disant que ce sera un amendement dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale », a-t-elle relativisé, soulignant que dans son interview François Bayrou « partage la nécessité de faire cette réforme » et « rappelle qu’elle était dans le programme du président de la République ».

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