Des Françaises détenues dans des camps en Syrie en grève de la faim

Par Valentine Arama
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Des femmes et leurs enfants quittent le camp de Al-Hol, dans le nord-est de la Syrie.
Des femmes et leurs enfants quittent le camp de Al-Hol, dans le nord-est de la Syrie.

Une dizaine de femmes qui avaient rejoint l'organisation État islamique en Syrie et détenues dans les camps de Roj I et II (nord-est du pays) ont entamé, dimanche, une grève de la faim. Elles protestent « contre le refus obstiné des autorités françaises d'organiser leur rapatriement et celui de leurs enfants », ont indiqué Mes Marie Dosé et Ludovic Rivière dans un communiqué. « Après des années d'attente et aucune perspective de jugement sur place, elles estiment n'avoir plus d'autre choix que de refuser de s'alimenter », écrivent les deux avocats, qui défendent depuis plusieurs années des familles de femmes détenues dans les camps syriens.

Les deux avocats dénoncent, quant à eux, « une détention arbitraire qui se décline à l'infini et sans but », alors que « les autorités kurdes exhortent la France à les rapatrier depuis des années ». Sur ce sujet, la France poursuit sa doctrine du « cas par cas ». « Nous parlons plutôt d'une politique du goutte-à-goutte », souffle Me Ludovic Rivière, qui indique au Point qu'il existe trois catégories d'enfants qui peuvent « espérer un rapatriement ». « Les orphelins, les enfants malades sur le point de mourir et les cas humanitaires, qui sont des enfants en danger », dit l'avocat. Depuis l'effondrement du groupe État islamique en mars 2019 à Baghouz, 35 enfants ont ainsi été rapatriés en France.

Une détention provisoire « infinie »

En ce qui concerne les adultes, la France a un temps souhaité qu'ils soient jugés en Irak. En [...] Lire la suite