Les Français trient mieux mais ont encore des progrès à faire

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L’enquête sur le contenu des poubelles des Français menée par l’Ademe en 2017 vient de paraître. L’agence constate une hausse du tri sélectif mais affirme qu’on jette encore trop de choses qui pourraient être recyclées.

ÉVOLUTION. Après 1993 et 2007, c’est la troisième fois que se penche sur le contenu de nos poubelles. L’enquête n’est en effet pas simple à mener. Pour mesurer l’évolution de la composition des déchets ménagers et assimilés (DMA), l’agence sélectionne des collectivités locales et des déchetteries sur le territoire national où des contenus de poubelles sont échantillonnés selon la méthode "Mode de caractérisation des ordures ménagères" (MODECOM). Des échantillons sont ainsi prélevés selon des protocoles normalisés et triés en différentes catégories : déchets putrescibles, papiers, plastiques, etc. C’est le seul moyen pour suivre correctement l’efficacité des politiques publiques en matière de déchets ainsi que la propension des ménages à suivre les consignes de gestion de leur poubelle.

La part résiduelle des ordures ménagères pourrait chuter à un kilo par habitant par semaine

Les résultats montrent une pénétration certaine du geste de tri. En dix ans, le volume de déchets ménagers produits a connu une petite baisse de 2%. Ce sont les ordures ménagères résiduelles (OMR), celles qui restent après les gestes de tri, qui ont chuté de 20%. A contrario, les volumes déposés en déchetteries ont augmenté de 20%. Entre 1993, date de départ du tri collectif en France et 2017, ces OMR ont diminué de 31%, passant de 365 kilos par habitant et par an (un kilo par jour) à 254 kilos en 2017. La composition a peu varié. Les déchets putrescibles, le verre, le papier continue de diminuer, remplacé par les textiles sanitaires (lingettes jetables par exemple) et les plastiques. Les taux de récupération pour recyclage sont de 69% pour le verre, de 64% pour les journaux et magazines, de 62% pour les imprimés publicitaires, de 54% pour le carton ondulé, de 52% pour les bouteilles et flacons en PET. L’étude ne constate pas de différence entre les régions françaises.

Les matières apportées en déchetteries par les Français. © Ademe

Les ingénieurs de l’Ademe ont également cherché à quantifier [...]

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