Les Français sont de plus en plus tolérants mais les préjugés racistes persistent, selon un rapport

© Christophe Ena / AP / SIPA

D’après le rapport annuel sur le racisme publié ce lundi par la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCHD) et remis à la ministre déléguée chargée de la Diversité, Isabelle Lonvis-Rome, certaines minorités restent stigmatisées en France, aussi bien dans l’espace public que médiatique.

En progrès mais peut mieux faire. Dans son rapport annuel dressant « l’état des lieux du racisme en France », la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCHD) met en avant la tolérance des Français envers les minorités, en constante progression depuis 2013. Pour établir son « indice de tolérance », qui est passé de 54 sur 100 en 2013 à 68 sur 100 en 2022, l’institution s’appuie sur des enquêtes en ligne et réalisées en face-à-face par les chercheurs de l’équipe auprès d’un panel de Français.

Les populations roms particulièrement affectées

Si la Commission se félicite de l’évolution des mentalités dans ce sens, elle dénonce toutefois des stigmatisations persistantes au sein de la société. « Les discours stigmatisants aux relents racistes et xénophobes n’ont pas disparu de l’espace public et médiatique », regrette Jean-Marie Burgubur, président de la CNCHD.

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Parmi les minorités les plus touchées par les préjugés racistes, on retrouve en première place les Roms, avec 45 % des Français qui s’imaginent que « les Roms vivent essentiellement de vols et de trafics ». Ils sont également 38% à estimer l’islam comme une « menace contre l’identité de la France », et 37 % à affirmer que « les Juifs ont un rapport particulier à l’argent », une pensée en hausse de 2,9 points de pourcentage en deux ans.

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