Le français Nanobiotix va pouvoir commercialiser sa technologie anti-cancer

Daniel Rosenweg
Laurent Lévy est le président du directoire de Nanobiotix. Après 15 ans de travail, son traitement contre le cancer pourrait bientôt être commercialisé

La start-up parisienne l’a annoncé ce jeudi à la clôture de Bourse : les essais de phase III de son NanoXray, qui multiplie par neuf l’efficacité de la radiothérapie sont un succès. La voie est ouverte pour une commercialisation prochaine.


Laurent Lévy a le sourire et il y a de quoi. Ce jeudi soir, le patron de Nanobiotix, pionnier français des nanotechnologies, a annoncé avoir passé avec succès les essais de phase III de sa technologie aussi innovante que prometteuse contre le cancer : le NanoXray. Cette phase ultime d’essais, c’était le passage obligatoire avant d’espérer une autorisation de mise sur le marché, Sésame pour commercialiser les innovations médicales.

La technologie qui vient d’être validée par des essais sur plusieurs milliers de patients a recours aux nanoparticules, dont Nanobiotix s’est fait une spécialité. Pour avoir une idée : il faut 3 000 nanoparticules pour avoir le diamètre d’un cheveu.

Nanobiotix a donc mis au point, au terme de centaines de brevets déposés, une technologie pour agréger entre elles des nanoparticules, celles d’oxyde d’hafnium qui ont la particularité de s’accrocher aux cellules malignes du cancer en leur donnant une forme qui va multiplier par neuf l’efficacité de la radiothérapie tout en évitant les effets sur les tissus sains et en activant le système immunitaire. Cette technique très prometteuse pourrait s’appliquer aux sept millions de patients dans le monde qui subissent chaque année des séances de rayons.

La commercialisation, le fruit de quinze ans de travail

Les essais qui se sont achevés avec succès « ont démontré une supériorité et des bénéfices cliniques significatifs par rapport au standard de soin », explique la jeune société. « Cette innovation va jouer un rôle dans de nombreuses autres indications et particulièrement celles où la radiothérapie est utilisée seule », réagit de son côté la Pr. Sylvie Bonvalot, chirurgien, chef de service sarcomes et tumeurs complexes de l’Institut Curie, à Paris.

Nanobiotix va donc (...)

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