Des Français libres qui ont donné cinq ans de leur jeunesse et souffert du peu de reconnaissance de la France

France 2
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Les frères Jacques et Alexis Le Gall ont quitté Audierne, dans le Finistère, à l’âge de 19 et 17 ans, pour rejoindre en Angleterre le général de Gaulle juste après son appel lancé sur les ondes de la BBC. Quatre-vingts ans plus tard, ils ont retrouvé l’Ar-Zenith, le bateau sur lequel ils avaient embarqué avec d’autres jeunes qui refusaient également la capitulation : "Ce bateau, c’est le signe du départ, de l’évasion. Nous sommes des évadés…"

Après la guerre, notamment passée en Afrique, Alexis a travaillé au Cameroun dans l’administration coloniale et Jacques a dû quitter la marine, dans laquelle il a servi comme officier à bord du sous-marin Minerve pendant la Seconde Guerre mondiale, pour reprendre l’affaire familiale. Après avoir donné cinq ans de leur jeunesse, ils ont souffert du peu de reconnaissance de la France.

"On a été marqués à vie, c’est évident"

"Quand nous sommes revenus, de Gaulle nous a dit pratiquement : 'Ne me demandez pas des avantages pour ce que vous avez fait, vous n’avez fait que ce que vous deviez.' C’est très facile à dire, mais ça ne solutionne pas l’avenir de ces gens qui avaient sacrifié leur avenir, confiait Alexis Le Gall au magazine '13h15 le dimanche' (replay) avant sa disparition en décembre 2019. Si j’étais resté sans rien faire en France, j’aurais fini à peu près mes études à cette époque et je pouvais commencer ma vie professionnelle… Alors que là, on m’a dit de recommencer toute mes (...)

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