Ces Français coincés dans une vie confinée

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Pour certains, l'allégement des restrictions est une angoisse supplémentaire.
Pour certains, l'allégement des restrictions est une angoisse supplémentaire.

Elle se compare à un « vampire qui sort à l?extérieur ». Le retour à la vie normale est compliqué pour Lucie, 19 ans, comme pour toute personne ayant drastiquement changé son mode de vie durant la crise sanitaire. En effet, si certains ont été soulagés par l?allégement des restrictions, d?autres ne baissent pas la garde face au Covid-19.

C?est le cas d?Éric*, 48 ans. Ce professeur d?anglais en entreprise, en télétravail depuis le premier confinement de mars 2020, a du mal à retrouver une vie normale malgré ses deux doses de vaccin. « J?ai développé le trouble obsessionnel compulsif de tout désinfecter, comme les courses ou tout ce qu?on touche à la maison », explique-t-il. Un réflexe qu?il reconnaît « excessif », mais dont il n?arrive pas à se défaire : « À partir du moment où on a adopté un comportement, surtout quand ce dernier est lié à de l?anxiété et à de la peur, c?est très difficile de l?arrêter. » Cependant, il souhaite changer ce mode de vie qui pèse sur son moral, « doucement mais sûrement ». D?ailleurs, retourner au travail en présentiel en septembre représente pour lui une étape importante, le télétravail ayant été très fatigant « physiquement comme moralement. »

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