Le Français Ciryl Gane, un "bon gamin" en tête d'affiche du 1er événement UFC à Paris

© Frederic J. Brown, AFP

Porte-drapeau du MMA français, Ciryl Gane affronte l'Australien Tai Tuivasa, n° 3 mondial de la catégorie poids lourds, samedi à Bercy, lors du premier événement UFC, la plus importante ligue de MMA au monde, organisé sur le sol français.

Il est le Français le plus connu en MMA. Ciryl Gane, 32 ans, sera la tête d'affiche de la grande soirée UFC Paris, samedi 2 septembre, à Bercy. Avec son physique hors normes et son éternel sourire, le surdoué Ciryl Gane s'est imposé en un temps record comme une des figures montantes de l'UFC.

Pour le premier événement organisé en France par l'UFC, la plus importante organisation de MMA au monde, il semblait évident de proposer en combat principal de la soirée une affiche avec lui.

"Combattre devant mes fans, c'est incroyable !"

"Je suis content de pouvoir amener ça aux Français. Combattre devant mes fans, c'est incroyable !", dit-il, conscient de son rôle de porte-drapeau de la discipline. "Je dois montrer l'exemple. Qu'est-ce que ça veut dire ? M'entraîner durement et gagner des combats."

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"Je reçois des messages comme 'Mon enfant a commencé le MMA grâce à toi', etc. Le plus beau moment, c'est quand j'ai croisé une maman dans la rue, elle m'a fait un câlin et m'a dit : 'Je ne voulais pas que mon fils fasse du MMA et quand il m'a montré des vidéos de vous, j'ai été contente qu'il commence le MMA et qu'il ait une idole comme vous'."

"C'était très flatteur", poursuit Gane, dont le surnom "bon gamin" colle parfaitement au caractère.

S'il est aujourd'hui la figure emblématique du MMA en France, c'est par hasard et sur le tard qu'il a découvert le monde des arts martiaux.

Arrivé à Paris de sa Vendée natale pour ses études, il enchaîne les petits boulots qui l'obligent à travailler les week-ends et donc à abandonner les sports collectifs, son amour d'enfance.

"Un ami de ma promo de BTS faisait de la boxe thaï. Il m'a dit de venir essayer et c'est comme ça que j'ai commencé", raconte-t-il.

Une ascension rapide

Il a déjà 24 ans mais les entraîneurs détectent immédiatement le talent du colosse, avec son 1,95 m et ses 112 kg. "Très vite, les coaches m'ont demandé si j'avais déjà fait de la boxe. Ils se sont dit que j'avais du potentiel et pendant trois ans, on a fait un sans-faute". Soit 13 victoires en autant de combats.

Puis c'est de nouveau le hasard qui le mène au MMA, et surtout à Fernand Lopez, l'entraîneur de référence de la discipline en France. "Je cherchais un club plus proche de chez moi et je suis tombé sur la salle de Fernand Lopez."

Recruté comme "sparring-partner", il ne le restera pas longtemps. "Vu qu'il avait des capacités énormes, j'ai été assez cash en lui disant : 'Je pense que tu peux être champion du monde de MMA, c'est du gâchis de continuer la boxe thaï'", se souvient le coach camerounais.

Samedi soir, lorsqu'il pénétrera dans l'octogone d'un Bercy à guichets fermés, Gane disputera le premier combat officiel de sa carrière à domicile. Ce sera aussi son premier depuis sa défaite face au champion des poids lourds Francis Ngannou, le 23 janvier dernier en Californie. Il combattait alors pour la ceinture mondiale, à peine trois ans et demi après ses débuts dans la discipline.

La poursuite de son ascension passe par une victoire samedi contre l'Australien Tai Tuivasa, n° 3 mondial de la catégorie des poids lourds, mastodonte connu pour ses KO monstrueux qui reste sur cinq succès de rang.

Ses sensations avant le combat ? "Je n'ai pas plus de pression que ça. Je suis vraiment content, j'ai hâte d'être samedi pour voir l'ambiance."