Les Français, adeptes du vin… et des boissons sans alcool

PHOTO Benoit Tessier/REUTERS

Le pays du vin et de la bonne chère serait-il en train de s’assagir ? Il serait en tout cas en bonne voie, à en croire le Guardian. “La France est l’un des marchés à plus forte croissance dans un contexte mondial d’expansion pour les boissons sans alcool.” Là où la sobriété pouvait passer pour une incongruité il y a encore quelques années, les pratiques évoluent rapidement.

Le dry january, concept britannique qui consiste à ne pas boire d’alcool pendant tout le mois de janvier, a ainsi été importé en France en 2020, et gagne doucement du terrain. Un vrai bouleversement pour un pays dont le président avait fièrement déclaré en mars 2018 : “Je bois du vin tous les jours, le midi et le soir”, rappelle le Guardian.

Mais le quotidien britannique suggère qu’au-delà de ce défi du mois de janvier, un changement profond est à l’œuvre en France : la nouvelle génération aspire à consommer de l’alcool différemment, et moins souvent. “Les grands vignobles sont de plus en plus nombreux à proposer des variantes sans alcool à côté de leur production habituelle, et de jeunes inventeurs français mettent au point des rhums et de gins sans alcool.” Des magasins spécialisés commencent aussi à ouvrir. Le titre s’est rendu dans les locaux d’une start-up créatrice de cocktails novateurs, a exploré une cave parisienne ne proposant que des breuvages sans alcool et rencontré un sommelier partageant ses conseils pour accompagner son plat d’une boisson autre que le vin.

De quoi ravir les clients comme Anna, 29 ans, qui confie au quotidien britannique sa satisfaction de ne plus se sentir “infantilisée” par la seule option de boire du soda en soirée. Et la tendance atteint même des consommateurs plus âgés. Premier achat de cette cliente de 71 ans pour fêter le nouvel an ? “Une bouteille de gin français artisanal sans alcool.”

Citant les données d’un analyste du marché mondial des boissons alcoolisées, The Guardian avance le chiffre de 20 % d’“abstinents” en France en 2022. Cette tendance doit cependant être relativisée au regard des données de Santé publique France. Celles-ci indiquent que près d’un adulte sur quatre boit trop d’alcool par rapport aux recommandations.

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