La fraise protègerait de la maladie d'Alzheimer

Les fraises sont la source la plus importante de pélargonidine (Getty Images) (Getty Images)

Selon une étude, la pélargonidine contenue dans les fraises pourrait protéger le cerveau contre le développement de la maladie d'Alzheimer.

Vous raffolez des fraises ? Des chercheurs de l'Université Rush de Chicago (États-Unis) ont trouvé une nouvelle bonne raison d'en manger sans se priver. Selon eux, les fraises pourraient aider le cerveau à se protéger contre la maladie d'Alzheimer.

Selon cette étude, un composé bioactif présent dans les fraises appelé pélargonidine pourrait aider à réduire le nombre d'enchevêtrements tau neurofibrillaires dans le cerveau. Ces enchevêtrements tau sont l'une des caractéristiques de la maladie d'Alzheimer. Comme l'explique l'Inserm, la science sait aujourd'hui que "la dégénérescence neurofibrillaire se propage à l’ensemble du cerveau indépendamment du peptide amyloïde. De même, on sait maintenant qu’il existe aussi dans le cerveau une réaction inflammatoire, semblant intervenir assez tôt dans le processus". Ces conclusions ont été publiées dans le Journal of Alzheimer's Disease le 19 juillet dernier.

VIDÉO - Dr Christian Recchia : "Pour éviter la maladie d’Alzheimer, il y a un certain nombre de choses que l’on maîtrise, que l’on peut faire"

"Nous soupçonnons que les propriétés anti-inflammatoires de la pélargonidine peuvent diminuer la neuroinflammation globale, ce qui peut réduire la production de cytokines", assure le Dr Julie Schneider, neuropathologiste au Rush Alzheimer's Disease Center du Rush University Medical Center de Chicago et auteure de cette étude. Les cytokines sont des protéines produites par le cerveau, elles sont capables de réguler diverses réponses inflammatoires. Les fraises sont les baies avec la plus forte concentration en pélargonidine.

Le rôle de la nutrition

Pendant la période de l'étude, les participants ont fourni des informations diététiques. À leur décès, des autopsies cérébrales ont été réalisées. Le panel a également été soumis à des tests concernant la mémoire épisodique, la mémoire de travail, la mémoire sémantique, la capacité visuospatiale et la vitesse de perception.

"L'étude était observationnelle et ne prouve pas une relation causale directe. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour comprendre le rôle de la nutrition dans la maladie d'Alzheimer, mais cette étude nous donne de l'espoir sur la façon dont des composants alimentaires spécifiques tels que les baies peuvent aider la santé du cerveau", assure le Dr Agarwal.

VIDÉO - Dr Christian Recchia : "En choisissant des fruits rouges ou noirs, vous avez le summum de la protection et de l’antivieillissement"

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles