Fragilisé par la pandémie de Covid-19, Heineken va supprimer 8000 emplois

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Le brasseur néerlandais Heineken a annoncé, mercredi 10 février, la suppression à venir de plusieurs milliers d’emplois dans le monde. La pandémie de Covid-19 a plombé les résultats du numéro deux mondial de la bière, qui souffre des mesures de restriction.

Lourdement affecté par la crise sanitaire, Heineken a connu une année 2020 terrible. Et les conséquences sont rudes pour le deuxième brasseur mondial (derrière le Belgo-brésilien AB InBev). Mercredi, il a annoncé la suppression de 8 000 emplois dans le monde, soit un peu plus de 9% de ses effectifs.

Comme le reste du secteur, Heinekein a souffert de la fermeture des bars et des restaurants dans de nombreux pays. Ces mesures ont entraîné une chute de ses ventes. Le géant néerlandais, qui produit 300 marques de bières et de cidres, a enregistré une perte nette de 204 millions d’euros en 2020, contre un bénéfice de plus de 2 milliards d’euros un an plus tôt. 2020 fut « une année de rupture et de transition sans précédent », a observé Dolf van den Brink, le PDG de Heineken.

2021 sera encore difficile, avant un rebond espéré

Si au niveau mondial, les ventes des bières de la marque ont chuté, elles ont, en revanche, connu une croissance à deux chiffres dans 25 pays, comme le Nigeria, la Côte d’Ivoire, la Chine ou encore le Brésil. Pour 2021, le brasseur néerlandais s’attend à vivre encore des mois difficiles, notamment au premier trimestre, en raison des nombreuses incertitudes liées à la pandémie et au déploiement des campagnes de vaccination.

« La pandémie de Covid-19 et les mesures gouvernementales continuent à avoir un impact sur nos marchés et notre activité », confirme Heineken, qui espère tout de même une « amélioration progressive des conditions » pour la seconde moitié de l'année 2021.

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