A Fréjus, l’appétit de béton de David Rachline

Libération.fr

Le sénateur FN et maire de Fréjus, qui entretient des relations privilégiées avec les barons du BTP local, poursuit une politique d’aménagement urbain contestée, notamment le long du littoral.

Nous sommes le 22 mars, face à la puissante Association des maires de France (AMF). David Rachline débite les propositions du Front national pour l’échelon municipal. Le directeur de campagne de Marine Le Pen, 29 ans, sénateur et maire de Fréjus, y représente sa candidate. Les yeux rivés sur son texte, il insiste sur l’importance des liens entre le secteur de la construction et les municipalités, qu’il voit comme «les premiers partenaires des entreprises du BTP».Et poursuit :«Grâce à de nouvelles règles de la commande publique, favorisant la proximité, elles pourront être les partenaires privilégiés pour les entreprises de ces secteurs.» A Fréjus, David Rachline n’a en réalité pas attendu une éventuelle accession au pouvoir de Marine Le Pen et un changement de législation pour appliquer sa conception des marchés de travaux publics. Elu maire de Fréjus, la plus grosse ville gérée par le FN, puis sénateur en 2014, David Rachline comptait faire de sa mairie une vitrine de la gestion Front national. C’est même dans cette ville que Marine Le Pen s’est lancée pour l’élection présidentielle, en septembre.

Depuis trois ans, le maire a su faire parler de lui. Il a notamment coupé des subventions publiques à des associations qui lui étaient hostiles, s’est lancé dans une cabale juridique et politique contre une mosquée et a été accusé, par ses opposants, de clientélisme, pour des contrats passés avec des prestataires dans le secteur de l’événementiel, proches de l’extrême droite.

Liens perpétués. Un volet moins connu, cependant, pourrait l’exposer davantage encore à la critique : sa gestion des affaires immobilières. Un domaine où David Rachline a - discrètement - perpétué les liens de son prédécesseur de droite, Elie Brun, avec les barons locaux du BTP. L’élu FN a ainsi conservé (...)

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