Ce que Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, a apporté à la science

Gregory Rozieres
Ce que Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, a apporté à la science

SCIENCE - C'était une des promesses du nouveau président: une partie des ministres du gouvernement Philippe devait être issue de la société civile. C'est chose faite pour le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche qui sera dirigé par Frédérique Vidal.

Docteur en sciences de la vie, elle rejoint l'Université Nice Sophia Antipolis comme maître de conférences en 1995. Elle y grimpera les échelons pour finir, en 2012, par prendre la tête de l'université. Mais avant de se passionner pour l'enseignement, la chercheuse en génétique moléculaire a écrit plusieurs articles scientifiques. L'un d'eux, publié dans la prestigieuse revue Nature en 1995, a même été cité plus de 350 fois dans d'autres publications depuis.

Et pour cause: dans cette étude, l'équipe de chercheurs identifiait pour la première fois les causes d'une maladie rare et congénitale extrêmement grave: l'épidermolyse bulleuse. Celle-ci, qui concerne environ 20 enfants sur un million aux Etats-Unis, fait apparaître des bulles, sortes de plaies géantes, sur la peau.

Le HuffPost a interrogé Daniel Aberdam, directeur de recherche à l'Inserm et co-auteur de cette étude, pour en savoir plus.

Une découverte fondamentale, testée aujourd'hui

À l'époque, en 1991, Frédérique Vidal finit sa thèse et Daniel Aberdam est un jeune chercheur. "J'ai connu Frédérique Vidal en thèse. C'était quelqu'un de très motivée, j'ai tout de suite vu qu'elle était brillante", se rappelle-t-il. Ils créent ensemble un laboratoire dédié aux génodermatoses, "des maladies rares de la peau, congénitales, qui ont lieu lors du développement fœtal, héréditaires ou non".

La petite équipe d'une dizaine de personnes va alors s'attaquer à l'épidermolyse bulleuse, une maladie totalement incomprise à l'époque. Objectif: découvrir les mutations génétiques qui provoquent cette maladie. "Dans cette publication, nous avons expliqué avoir trouvé une molécule, l'intégrine beta 4, qui, si elle est absente, provoque l'un des trois types...

Retrouvez cet article sur le Huffington Post



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