Frédérique Vidal, ministre en croisade contre l'"islamo-gauchisme"

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Des propos de la ministre de l'Enseignement supérieur tenus dimanche faisaient polémique ce mardi après leur diffusion sur Twitter.

Lorsque Frédérique Vidal s'est lancée dimanche sur CNews dans une dénonciation sans ambages de l'«islamo-gauchisme», ses propos n'ont guère fait de vague. C'est leur diffusion sur Twitter, à partir de lundi soir, qui a déclenché un torrent de réactions. Selon le décompte de l'outil Insight de Digimind, auquel Paris Match a accès, le mot-clé #islamogauchisme était contenu dans plus de 8200 messages mardi à 16 heures. Sur l'ensemble de la journée de lundi, 238 tweets seulement le mentionnaient.

La ministre de l'Enseignement supérieur répondait dimanche au journaliste Jean-Pierre Elkabbach. «"Le Figaro" titrait vendredi (...) "L'islamo-gauchisme gangrène les universités". Est-ce que vous êtes d'accord?», lui a demandé l'intervieweur. «Je pense que l'islamo-gauchisme gangrène la société dans son ensemble et que l'université n'est pas imperméable», a répondu Frédérique Vidal. «Ce que l'on observe dans les universités c'est qu'il y a des gens qui peuvent utiliser leurs titres et l'aura qu'ils ont, ils sont minoritaires (...) pour porter des idées radicales ou pour porter des idées militantes», a affirmé la ministre. Elle a livré une sorte de définition de l'«islamo-gauchisme», critiquant ceux qui «regardent toujours tout par le prisme de leur volonté de diviser, de fracturer, de désigner l'ennemi...».

Une "enquête du CNRS"

A Jean-Pierre Elkabbach, qui dénonçait une «sorte d'alliance entre Mao Tsé-toung et l'ayatollah Khomeini», elle a manifesté son approbation : «Mais vous avez raison.» La ministre a ensuite annoncé qu'elle allait «demander au CNRS de faire une enquête sur l'ensemble des courants de recherche sur ces sujets dans l'université de manière à ce qu'on puisse distinguer ce qui relève de la recherche académique de(...)


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