Frédérique Constant, le temps du luxe accessible

Jeannot, Michel
Peter et Aletta Stas, fondateurs de Frédérique Constant. / stef. cande

Alors qu’elle vient d’agrandir sa manufacture, la marque iconoclaste fondée il y a trente ans par un couple de Néerlandais et acquise par le japonais Citizens’est imposée dans le paysage traditionnel suisse.

Son nom n’était pas celui d’un horloger. Ses origines, celle d’une start-up d’à peine quatre ans, lui conféraient bien peu de légitimité au regard des manufactures de tradition. Aletta et Peter Stas, ses fondateurs néerlandais, ne pouvaient même pas revendiquer une quelconque parenté avec les grandes lignées helvétiques des gardiens du temps.

En 1992, quand Frédérique Constant apparaît dans le paysage horloger (après quatre années de rodage à Hongkong) avec le rêve qu’une belle montre ne coûte pas la lune, la marque ne provoque guère qu’un haussement de sourcil. «À nos débuts, personne ne nous a pris au sérieux, se souvient Peter Stas. Même nos amis et les membres de la famille nous demandaient comment nous pensions réussir dans un marché horloger surpeuplé, où les marques se comptaient par centaines. Quant à nos concurrents suisses, ils n’ont tout simplement pas remarqué notre présence jusqu’en 2006 et l’ouverture de notre manufacture à Plan-les-Ouates, à côté de Genève, où le nom de Frédérique Constant est apparu en grand sur la façade. Soudain, ils ont compris que nous avions déjà atteint une taille respectable.»

En une trentaine d’années, la marque s’est taillé bien davantage qu’un succès d’estime, occupant aujourd’hui une place de choix dans le segment «luxe abordable» avec une production de 165.000 montres par an, dont le prix moyen varie entre 1000 et 2000 euros. Seulement, l’intention ne suffit pas, sur un créneau fort disputé où l’on recense des Longines, Oris, Louis Erard, Ebel, Baume & Mercier… Il faut plus, comme cette attention au détail et ce niveau de finition calqués sur le modèle de la haute horlogerie appliqué à des montres moins onéreuses. Et surtout: «L’innovation, toujours l’innovation et encore l’innovation», selon les mots de Peter (...) Lire la suite sur Figaro.fr

L'art d'être Constant 
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