Frédéric Violeau, notaire : "Il y a cette année un effet de rattrapage des conséquences de la crise sanitaire"

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© Vincent Isore/IP3 /MAXPPP

L'année 2021 constitue un nouveau record en matière de volume de transactions. Comment expliquez-vous un tel dynamisme du marché immobilier?
Il faut tout d'abord analyser les chiffres avec les bons référentiels. Au 30 septembre 2021 on recense 1.204.000 transactions, ce qui représente certes une hausse de 22% en un an, mais par rapport à une année 2020 très particulière, marquée par l'arrêt quasi total du marché pendant plusieurs semaines! Si l'on compare à 2019, l'évolution [+ 15%] est importante mais plus réaliste. Il y a donc cette année un effet de rattrapage des conséquences de la crise sanitaire. En outre, on assiste à un phénomène sociétal fort, le besoin des Français de mieux vivre chez eux, ce qui a déclenché des intentions d'achat.

Quels sont les nouveaux comportements immobiliers révélés par la crise sanitaire?
On parle beaucoup de la notion d'exode urbain, en opposition à l'exode rural d'après-guerre, et cette comparaison me semble dangereuse, car ce dernier était bien réel. Aujourd'hui, non, les Français ne fuient pas massivement les villes! On voit simplement apparaître une nouvelle morphologie de marché, et une accélération des prises de décision qui étaient déjà sous-jacentes avant la crise sanitaire. Le vœu pieux de passer quelques jours par semaine hors des centres urbains a pu se réaliser grâce au développement obligatoire du télétravail, des visioconférences et des signatures à distance. Nous allons présenter dans quelques jours les derniers chiffres de ...


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