Frédéric Saint Clair : pourquoi interdire la burqa n'est pas contraire aux droits de l'homme

Saint Clair, Frédéric
En France, depuis 2010, le port du voile intégral (qui recouvre l'ensemble du visage) est interdit dans l'espace public. / CHARLY TRIBALLEAU/AFP

FIGAROVOX/TRIBUNE - L'ONU s'apprête à désavouer la France concernant l'interdiction du port du voile intégral, jugée contraire à la liberté religieuse. Selon Frédéric Saint Clair, la burqa est davantage un symbole culturel qu'un symbole religieux et c'est à ce titre que la France est en droit de l'interdire.

Frédéric Saint Clair est analyste en stratégie et en communication politique. Ancien chargé de mission auprès du Premier Ministre Dominique de Villepin, il vient de publier La Droite face à l'islam(Salvator, 2018).

Alors que la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a validé en 2014 l'interdiction française de porter une tenue dissimulant le visage dans l'espace public, il se pourrait qu'à la fin du mois, dans la communication qu'il s'apprête à produire, le Comité des droits de l'homme (CCPR) juge à l'inverse que la loi de 2010 «porte atteinte à la liberté religieuse et créé une discrimination». La France sera-t-elle contrainte d'amender sa loi sur le voile intégral?

Non, car le CCPR ne dispose d'aucun pouvoir de contrainte, cependant cette communication dérange, agace, et le Haut-Commissariat aux droits de l'homme apparaît de plus en plus à l'opinion publique comme un soutien à l'islamisation de la France. Alors, qu'en est-il? Le voile intégral est-il un signe religieux ressortissant d'une liberté fondamentale ou incarne-t-il un rejet des valeurs de la République? Mépris du principe de laïcité et de la féminité ou revendication religieuse légitime? Qui aura le dessus, de la défense de l'ordre public, du respect des règles essentielles au contrat social républicain mentionnées dans les motifs de la loi de 2010, ou du respect de la liberté dont tout individu dispose de «manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé», mentionné dans l'article 18 de la Déclaration universelle des droits de l'homme?

Le (...) Lire la suite sur Figaro.fr

L'islam radical à l'assaut de l'entreprise 
Laurent Bouvet: l'islamisme, la gauche et le complexe colonial 
Inscrivez-vous à la newsletter du Figaro