Fourquet, Guilluy, Sainte-Marie... Ces auteurs dont s'inspirent les politiques

Comment s'approprier des concepts pour faire bonne figure et avoir l'air dans le coup ? Mode d'emploi

Cet article est à retrouver dans le magazine n°1190 en kiosques cette semaine "Il y a cinquante ans, quand la gauche virait dingo", disponible en ligne pour 3,99 euros seulement.

Rassurez-vous, cet article ne part pas du postulat que nos responsables politiques dévorent des livres. La pratique la plus répandue dans le milieu consiste plutôt à avaler de courtes fiches de lecture, pondues par des collaborateurs chargés de résumer à grand trait ce qu’« il faut » avoir lu récemment, histoire de le ressortir opportunément dans un discours ou une interview. Reste que, ces dernières années, quelques concepts ont émergé de la grande masse des analyses qui peuplent les rayons politique des librairies. Au point que nos dirigeants s’en sont emparés, que ce soit pour les valider, les réfuter ou les interpréter de la manière la plus à leur avantage possible. Nous avons retenu trois ouvrages marquants

“La France périphérique” : l’annonce des “gilets jaunes”

Emmanuel Macron lui-même utilise parfois l’expression. Dans un entretien à BFMTV, le 22 novembre dernier, il a défini le mouvement des « gilets jaunes » comme « ce réveil d’une France que certains ont appelé périphérique ». Même si « je n’aime pas ce terme », a aussitôt ajouté le chef de l’Etat… L’expression a pourtant fait florès, surtout en plein bouillonnement des « gilets jaunes ». De nombreux commentateurs et politiques s’y sont raccrochés pour tenter de trouver une explication à ce mouvement, qu’ils n’avaient pas vu venir. Peut-être auraient-ils dû prendre un peu plus tôt au sérieux Christophe Guilluy, qui l’avait popularisée dès 2014 dans



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