"Il y a un fossé entre les notables et le peuple" : après l'élection d'Aliot, le renoncement de la gauche interroge

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À qui la faute ? En récoltant près de 53% des voix au deuxième tour, Louis Aliot, qui se revendique "sans étiquette", offre au Rassemblement national (RN) une victoire de poids en accédant à la maire de Perpignan. "Nous avons gagné, c'est un système qui s'écroule", a notamment déclaré le député après avoir revendiqué sa victoire. Dans la cité catalane, même si les sondages annonçaient sa victoire dans tous les cas de figure depuis plusieurs mois, le choc est rude. À droite comme à gauche, chacun s'interroge. Et une petite musique monte : "Et si la gauche avait proposé une troisième voie…".

"Incapable de prendre ses responsabilités"

Clotilde Ripoull, par exemple, se pose la question. À tel point que celle-ci revient régulièrement en quelques minutes d'échange. Pourtant, cette agrégée d'économie ne vient pas de la gauche. Ex-militante du Modem (Mouvement démocrate) de François Bayrou, et désormais "sans étiquette", elle a récolté 6% des voix au premier tour, le 15 mars dernier. Un score qu'elle aurait aimé mettre à profit d'une troisième liste. "Cette victoire d'Aliot, on la doit à une classe politique incapable de prendre ses responsabilités", lance-t-elle, furieuse.

Dans son viseur, il y a la droite, bien sûr, et Les Républicains (LR), ce parti "incapable de mettre Pujol à la porte" malgré son impopularité hors norme dans la cité catalane. Mais surtout la gauche. Sa candidate, Agnès Langevine, vice-présidente de la région Occitanie et meneuse de la liste écologiste et socialiste (

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