Forum Afrique Développement : mutualiser les atouts africains

Casablanca, capitale économique du Maroc, vient d’accueillir pendant deux jours, la cinquième édition du Forum international Afrique Développement. Plus de 2000 représentants d’une trentaine de pays africains ont participé à cet évènement dont l’objectif est de tracer les pistes de croissance pour le continent africain en unissant les atouts de ses nations.

“C’est véritablement tout le gotha économique africain qui était présent à Casablanca pour le 5e Forum international Afrique Développement (FIAD), indique notre reporter Serge Rombi avant d’ajouter : L’objectif du Forum, c‘était de booster les énergies africaines et créer un vrai nouveau modèle de coopération Sud-Sud basé sur la confiance et le co-développement.”

Quelles sont les opportunités ? Comment créer de la richesse commune ? Le Forum de Casablanca se voulait une plate-forme d‘échange entre investisseurs privés et décideurs politiques africains. Le dialogue a beaucoup porté sur la mutualisation des forces.

“Si mon voisin a un barrage avec un taux d‘électricité très élevé, il n’est pas utile pour moi de refaire le même investissement, fait remarquer

Madeleine Berre, ministre gabonaise de la promotion de l’investissement privé, du commerce, du tourisme et de l’industrie, présente lors de ce Forum. Rien que la mutualisation de nos outils et de nos forces peut nous permettre d‘être une véritable force économique,” estime-t-elle.

Vidéo. Forum #Afrique développement: bienvenue au “#Davos africain” de #Casablancahttps://t.co/b1zYMLoGEv pic.twitter.com/BRVsaRFMgw— Le360Afrique (@Le360Afrique) 16 mars 2017

Croissance inclusive

L’Afrique aujourd’hui, c’est un milliard d’habitants, un chiffre qui aura plus que doublé à l’horizon 2050. L’enjeu, c’est donc aussi de créer une croissance dite inclusive, autrement dit d’intégrer une dimension sociale.

Le président-directeur général d’Attijariwafa Bank, Mohamed El Kettani, formule cette question centrale : “Comment faire pour développer des modèles de croissance économique, pour intégrer les populations à faible revenu et surtout cette jeunesse parce qu’on estime que de 12 à 13 millions de jeunes Africains entrent chaque année sur le marché du travail ?” dit-il.

Mezouar : Pas de développement africain sans coopération sud-sud https://t.co/lImyNFYGnP— La Nouvelle Tribune (@lanouvelleT) 16 mars 2017

Émergence

Le potentiel de croissance de l’Afrique est très important. Pour attirer les investisseurs, de nombreux pays comme le Burkina Faso et le Sénégal ont lancé des stratégies basées sur l‘émergence. Des modèles que partagent les participants du forum de Casablanca.

“Si cette croissance-là n’est pas exploitée par les Africains eux-mêmes, ce serait très malheureux que d’autres viennent le faire,” souligne Abdoul Aziz Tal, ministre chargé du suivi du Plan Sénégal émergent.

Consciente de ses forces, l’Afrique garde aussi à l’esprit qu’elle aura besoin de rester ouverte sur les autres continents.

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