La formule qui fait carburer Iter, le projet de réacteur nucléaire du futur

EPR qui pleure, Iter qui rit ! Alors que , notamment celles du récent de Jean-Martin Folz au PDG d’EDF, le projet international Iter vient de franchir une étape à Cadarache, près de Marseille. Le dernier béton a été coulé jeudi 8 novembre sur le toit de l’immense bâtiment destiné à accueillir le tokamak, cette chambre de confinement où se déroulera la future fusion nucléaire. L’une des puissantes grues du site a porté un frêle olivier sur un coin du toit, aux petites heures du matin, pour marquer la fin du travail de génie civil. Et le méchoui traditionnel est prévu pour les prochains jours.

Ici, à la différence de Flamanville où des fissurations avaient donné du fil à retordre à Bouygues, il y a dix ans, pas de problème constaté dans les épais murs. Pourtant, avec 750 kg par mètre cube de béton, la densité en acier est plus de deux fois supérieures à celle de l’EPR. Le consortium emmené par Vinci (avec l’espagnol Ferrovial et la filiale d’Eiffage Razel-Bec) a manipulé sur place l’équivalent de 3,5 Tour Eiffel. "Le chantier, lancé en 2012, est parti plus tard que celui de l’EPR, relève Jérôme Stubler, président de Vinci Construction. Et sur ce délai, la technologie a beaucoup évolué. Nous avons ainsi pu recourir pour la première fois à un scan 3D qui contrôlait que l’armature correspondait bien, point par point, à la maquette numérique, elle-même en 3D, élaborée pour l’ensemble du bâtiment."

Objectif 2060

Le bâtiment sera livré en mars 2020. Mais les étapes à franchir restent encore nombreuses et complexes pour ce réacteur, qui a pour ambition de "mettre le soleil en bouteille", en reproduisant sur terre la réaction qui fait briller l'astre solaire. A la différence de l’EPR, qui a vocation à alimenter en électricité des villes française dans les prochaines années, Iter a un but expérimental. Il doit démontrer la possibilité de dégager de l’énergie de manière continue grâce à la fusion maîtrisée de noyaux d’hydrogène. Une [...]

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