«Formes de vies», la focale locale de Valérie Jouve

Libération.fr

La photographe originaire de Firminy, ancienne cité minière, revient à Saint-Etienne avec une expo imprégnée de son histoire familiale, où l’on rêvait d’urbanisme et de modernité.

Invitée par le musée d’Art moderne et contemporain (MAMC) de Saint-Etienne Métropole, c’est en enfant du pays - tout comme Jean-Michel Othoniel qui expose à côté - que Valérie Jouve revient dans la région avec l’exposition «Formes de vies». La photographe, appelouse, est née en 1964 à Firminy, à 16 kilomètres de Saint-Etienne. Et il apparaît assez clairement que la région stéphanoise est une matrice pour sa photographie. La belle idée du MAMC est de commencer le parcours avec «Vues urbaines», un ensemble de tirages montrant les environs de la ville dans les années 60-70 par des photographes de la région. On y découvre des clichés riants et ensoleillés de la Maison de la culture Le Corbusier à Firminy, mais aussi le quartier Beaulieu à Saint-Etienne, rigoureusement photographiés par Ito Josué. On y voit aussi l’incroyable architecture hérissée de terrasses en triangle de la Cité des étoiles à Givors, immortalisée en noir et blanc par Rajak Ohanian.

«Ces auteurs ont été des maîtres pour moi», confesse Valérie Jouve qui a grandi dans l’utopie moderniste du mieux-vivre des années 60, quand «Firminy-la-noire» au passé minier et sidérurgique se dotait de quartiers comme Firminy-Vert, pensés par les architectes et les urbanistes alors en vogue. «Ma grand-mère habitait à la Corniche [un quartier neuf de Firminy, ndlr]. Ce lieu a amélioré nos vies, il y avait l’eau et l’électricité. Cette banlieue, douce, était à la frontière de la ville et de la campagne. On allait chercher le lait à la ferme», se remémore la photographe. D’ailleurs, ce que l’on entend, dès l’entrée de son expo, c’est un chant d’oiseau. Comme pour nous rappeler que derrière toutes ces vues de villes minérales, la nature continue à vibrer. Et le plus étonnant dans le parcours que nous propose Valérie Jouve, ce ne sont pas les (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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