«Une forme de lynchage» : le directeur adjoint du CHU de Guadeloupe raconte son agression

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Le récit d'une soirée de violences. "On a été pris dans une mêlée humaine, comme une petite émeute. On m'a frappé dans le dos. J'avais un gilet de protection mais on s'est accroché à ma chemise, et on m'en a arraché la moitié", raconte Cédric Zolezzi, directeur adjoint du CHU de Guadeloupe à Pointe-à-Pitre, au micro d'Europe 1. Mardi soir, des syndicalistes de l'UTS-UGTG (Union des travailleurs de la santé, section syndicale de l'Union générale des travailleurs de Guadeloupe) ont agressé violemment les membres de la direction du centre hospitalier alors qu'ils venaient réclamer notamment le versement des salaires des employés non-vaccinés.

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"Des coups de coudes, des coups de poings..."

D'abord "séquestrés" dans leurs bureaux, les membres de la direction ont vu les syndicalistes bloquer toute sortie du bâtiment administratif depuis la fin de la matinée. Cédric Zolezzi poursuit : "On m'a attrapé la tête, ensuite ma mallette, tout cela en courant vers la voiture de police qui elle-même a été la cible d'attaques". Le directeur général Gérard Cotellon a dû être exfiltré par les forces de l'ordre en début de soirée sous les coups, les insultes, les projectiles et les jets d'eau, comme son adjoint, toujours sous le choc.

"Des coups de coudes, des coups de poings sur les vitres... Il y avait beaucoup de bruit", témoigne-t-il, les trémolos dans la voix. &...


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