Des formations à l'agroécologie dans le nord du Cameroun face à l'appauvrissement des sols

Des ONG font la promotion de l'agroécologie pour revenir à des méthodes adaptées au climat avec notamment des techniques comme le « zaï », originaire d'Afrique de l'Ouest : il s'agit de cultiver dans des trous pour concentrer compost et eaux de ruissellement. L'objectif est d'augmenter la productivité sans dégrader la terre. Dans la région Nord du Cameroun, trois ONG dont l'association Foder (Forêts et Développement Rural) mènent une campagne de formation des paysans à cette technique.

Des trous dans la terre espacés de 70 à 80 cm avec au fond du compost. Et après les premières pluies, les céréales, maïs, sorgho vont profiter de la concentration des eaux et des nutriments.

Dans les départements de la Bénoué et du Mayo-Rey, Bonné Guissata est chargé de projet pour l'association Foder. Son objectif est de montrer aux paysans une autre voie que les engrais industriels importés : « L'utilisation des engrais chimiques et des herbicides, au début, a été, pour les agriculteurs, une facilité sans qu'ils sachent que cela a eu un effet contraire. Parce qu'au bout de trois, cinq ou dix ans, on n'a plus la même terre qui produisait 10, 20, voire 50 sacs à l'hectare. On se contente du peu et ça amène des gens à aller à la conquête de nouvelles terres. »

Les engrais sont devenus de moins en moins accessibles pour le budget des cultivateurs. Actuellement, un sac de 50 kg se vend localement dans les boutiques entre 21 000 francs CFA et 35 000 francs CFA, selon Bonné Guissata.

Des techniques pour des exploitations familiales


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