Un formateur de la Croix Rouge soupçonné d'agressions sexuelles sur des jeunes bénévoles

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Un bénévole de la Croix Rouge accusé d'agressions et de harcèlement sexuels (Photo : STEPHANE DE SAKUTIN/AFP via Getty Images)

Les faits dénoncés par les cinq plaignants se seraient déroulés entre 2017 et 2019, au domicile du suspect, aujourd'hui âgé de 39 ans.

Les témoignages des victimes présumées sont accablants. Un homme de 39 ans, ancien formateur à l'antenne de la Croix-Rouge d'Antony (Hauts-de-Seine), est actuellement poursuivi pour des faits d'agressions sexuelles et de harcèlement commis à l'encontre de cinq jeunes bénévoles, a révélé ce lundi soir Le Parisien.

Des relations affectives nouées avec insistance

Également bénévole, le suspect occupait un poste de responsable au sein de la structure et était chargé de la formation des apprentis secouristes. Comme l'explique le quotidien francilien, il aurait selon les plaignants profité "de sa position hiérarchique pour installer une relation d’emprise" sur les victimes présumées, des garçons âgés de 17 à 19 ans au moment des faits.

Le Parisien évoque ainsi des relations affectives nouées par le trentenaire avec les jeunes bénévoles, et entretenues par le biais de nombreux "SMS, messages sur les réseaux sociaux et coups de fil". Les enquêteurs auraient ainsi dénombré des centaines d'échanges entre le suspect et les victimes présumées, jusqu'à 5600 pour l'une d'entre elles.

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"Caresses sur les parties intimes" et "bains communs"

Le trentenaire aurait ensuite invité à son domicile les différents plaignants "pour les aider à réviser avant les épreuves de secourisme" dans le cadre d'entraînements individuels. Une fois chez lui, le suspect aurait imposé aux jeunes des "caresses sur les parties intimes" et des "bains communs".

Le Parisien mentionne aussi le témoignage plus détaillé de l'une des victimes présumées, resté dormir chez le suspect un soir d'avril 2018. A cette occasion, ce dernier "le croyant endormi, l’avait soumis à des attouchements, s’était masturbé et lui avait imposé une fellation", affirme le plaignant, âgé de 17 ans à l'époque.

Le suspect avait déjà fait l'objet d'une procédure judiciaire en 2016

Après avoir été informé par les victimes, le directeur de l'antenne de la Croix-Rouge d'Antony a effectué un signalement à la police et obtenu la suspension du formateur en juin 2019. C'est ensuite sur le terrain judiciaire que s'est portée l'affaire, les plaintes déposées débouchant sur la procédure actuellement intentée par le tribunal correctionnel de Nanterre. D'après Le Parisien, cependant, "le procès ne se tiendra pas avant de longs mois".

Selon plusieurs sources, le suspect avait déjà eu maille à partir avec la justice pour différentes raisons. Le Parisien cite ainsi "une procédure ouverte en 2016", alors que le formateur était en poste à l'antenne de Châtenay-Malabry, sans donner plus de précisions. Selon Ouest France, il avait par ailleurs été "condamné en 2008 pour 'captation en vue de sa diffusion d’image à caractère pornographique de mineur'".

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