Ford et Volkswagen donnent un coup de frein à leurs projets de voiture autonome

PHOTO JEFF KOWALSKY/AFP

Argo AI, start-up fondée en 2016 et spécialisée dans la voiture autonome, avait fait irruption sur le devant de la scène en 2017, lorsque le constructeur Ford y avait injecté 1 milliard de dollars, suivi par Volkswagen en 2020 avec 2,6 milliards de dollars. Cinq ans plus tard, elle est sur le point de mettre la clé sous la porte. À l’occasion de la publication de ses résultats du troisième trimestre 2022, le 26 octobre, Ford a expliqué qu’il n’investirait plus dans la start-up, imité dans la foulée par Volkswagen, rapporte le site spécialisé TechCrunch. Seule une partie de ses 2 000 employés seront réengagés par les deux principaux financeurs.

Ford évoque des résultats plombés par les investissements dans Argo IA et une perte nette de 827 millions de dollars pour le troisième trimestre. L’objectif initial de la start-up était de commercialiser sa technologie de véhicule autonome en 2021 : il s’agissait alors de mettre au point un système avancé d’aide à la conduite (Adas) de niveau 4, c’est-à-dire permettant une autonomie quasi totale.

Des technologies d’aide à la conduite

Mais le PDG de Ford, Jim Farley, semble vouloir opérer un revirement stratégique pour se concentrer sur les technologies de niveau 2 et 3, consistant essentiellement en des dispositifs d’aide à la conduite. “Nous sommes confiants pour l’avenir des systèmes d’aide à la conduite de niveau 4, mais nous sommes encore très loin de la production de masse de véhicules totalement autonomes, et ce n’est pas nécessairement nous qui créerons cette technologie”, a-t-il déclaré. “En d’autres termes, le géant automobile préfère développer des technologies d’aide à la conduite plutôt que de fabriquer des voitures, des taxis ou des bus ne nécessitant pas de conducteur humain”, commente le site Quartz.

Comme le remarque TechCrunch, Ford et Volkswagen ne sont pas les seuls constructeurs à rencontrer des difficultés pour réaliser les promesses de la voiture autonome. Par exemple, la technologie autopilot de Tesla fait aujourd’hui l’objet d’une enquête du ministère de la Justice américain. “Il s’est révélé plus compliqué que prévu de tenir toutes les promesses sur la commercialisation de véhicules autonomes. L’industrie a été marquée par un fort mouvement de consolidation, dans lequel des entreprises ont disparu ou été absorbées par d’autres.”

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