Forcené en Dordogne: pourquoi le bracelet électronique ne suffit-il pas à localiser un fuyard?

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Condamné à plusieurs reprises pour violences conjugales, Terry Dupin était équipé d'un de ces bracelets.

La fuite du fugitif de Dordogne a touché à sa fin. Ce lundi en fin de matinée, quelques minutes après que la gendarmerie du département a publié un appel à témoins , l'ancien militaire de 29 ans a été "neutralisé" par les autorités et blessé par balle au cours de l'opération. 

Au fil des heures, le profil de l'homme, "aguerri" et "endurant" selon les autorités, s'est dessiné. Ces derniers mois, l'homme avait déjà été condamné à quatre reprises pour des faits de violences conjugales et devait, depuis un récent aménagement de peine, porter un un bracelet électronique. Insuffisant pour le localiser.

Pas de GPS dans la plupart des bracelets

L'objectif de ce dispositif est en réalité d'entraver le condamné, en limitant ses possibilités de déplacement, tout en facilitant sa réinsertion, en lui permettant de reprendre une vie sociale et professionnelle.

Dans les faits, le bracelet électronique, installé sur la cheville d'un condamné, est relié à un boîtier installé à son domicile. La personne concernée s'engage à y rester durant certaines heures fixées par le juge. Si elle quitte le périmètre du boîtier en dehors des créneaux autorisés, une alarme avertit les autorités. Même chose si elle coupe le bracelet - on ne sait d'ailleurs pas si le suspect le portait encore durant sa traque.

Le bracelet électronique courant ne permet pas pour autant de localiser précisément le fuyard. Il existe un système avec un GPS intégré, mais il demande un suivi très important de la part de l'administration pénitentiaire et il est réservé à des profils très lourd, par exemple des condamnés pour terrorisme ou pour des faits de délinquance sexuelle, ce qui n'était pas le cas de Terry Dupin.

Pas de bracelet anti-rapprochement

Ces dernières semaines, de nouveaux types de dispositifs appelés bracelets anti-rapprochement ont par ailleurs été mis en place afin de lutter contre les violences conjugales. Cette fois-ci, le récepteur est confié à la victime, et quand la distance entre les deux personnes est trop faible, en général moins de deux kilomètres, alors une alarme se met en marche.

Malgré des faits de violences conjugales pour lesquelles il avait été condamné, Terry Dupin n'était pas équipé d'un tel bracelet, dont le déploiement prend beaucoup de temps en France.

Article original publié sur BFMTV.com

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