La force d’action rapide du nucléaire s'exerce au scénario du pire à la centrale de Paluel : "La panne c'est vraiment la situation la plus dégradée possible"

Grégoire Lecalot
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EDF a-t-elle les moyens de lutter contre accident nucléaire majeur ? Un mois et demi avant le dixième anniversaire de la catastrophe de Fukushima, l’électricien public a procédé jeudi 21 janvier à un exercice grandeur nature, à la centrale de Paluel, près de Fécamp. Il a déployé une unité d’intervention spéciale unique au monde, la Force d’action rapide du nucléaire (Farn), créée après Fukushima justement. Franceinfo a pu suivre l’exercice.

Des conditions extrêmes

Le doigt sur leurs liasses de documents, les opérateurs arpentent dans le calme le simulateur de salle de commande de la centrale. Depuis quelques heures, ils courent après les pannes fictives sur le réacteur numéro 4. Didier Le Lan, formateur, pilote le scénario. "Depuis le début, ils sont un peu en difficulté. On va alourdir un peu, de manière à ce qu’ils ne soient pas dans le train-train", explique-t-il. Au fil des minutes, la situation simulée devient de plus en plus compliquée : avarie grave en pleine tempête, le réacteur est privé d'eau pour se refroidir, la situation peut tourner à la catastrophe.

La météo du jour est à l'unisson du scénario. "On a une tempête, on a des risques de submersion par des vagues, on a perdu le réseau électrique sur le territoire, on a des (...)

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