“Forabot” : un robot pour faire avancer la recherche sur les foraminifères

Christian Gautier / Biosphoto / Biosphoto via AFP

Des chercheurs américains ont créé le “Forabot”, un robot capable d'extraire et d'analyser les foraminifères qui constituent une véritable mine d’informations sur les climats présents, passés et futurs.

Un robot pour automatiser l’étude des foraminifères, organismes clés dans l’étude du climat, devrait pouvoir rejoindre de nombreux laboratoires d’ici quelques années. Dans une étude publiée au sein du journal Advancing Earth and Space Science, des chercheurs américains de l’Université de Caroline du Nord ont présenté une telle machine.

Notre but est de rendre cet outil largement accessible

Ce robot, appelé “Forabot”, peut manipuler, trier et classer par lui-même des échantillons d’une centaine de fossiles de foraminifères. Pour utiliser le “Forabot”, les chercheurs doivent laver et passer au tamis les résidus sédimentaires où se trouvent les microorganismes fossiles. Ensuite, il ne reste plus qu’à laisser le “Forabot” se charger de la suite.

Via un système de succion, celui-ci va isoler chaque spécimen puis les analyser tour à tour. En une heure, il peut classifier une trentaine de spécimens en utilisant une technologie de “machine learning”, aussi appelée apprentissage automatique. En se servant de cette intelligence artificielle, nommée VGG-16, qui a été entraînée avec la base de données “Endless Foram” recensant près de 34.000 espèces de foraminifères fossiles, les scientifiques ont réussi à atteindre une précision proche de celle des experts. Durant l’étude du microfossile, la machine va prendre plusieurs images de haute qualité qu’elle va ensuite transférer à la base de données de l’intelligence artificielle pour améliorer ses compétences d’identification.

Les matériaux nécessaires à la fabrication de ce robot peuvent tous être produits avec une imprimante 3D et le logiciel d’intelligence artificielle utilisé par le “Forabot” peut être téléchargé gratuitement sur internet. En rendant cette machine accessible au plus grand nombre, les chercheurs souhaitent permettre aux équipes scientifiques l’utilisant de le modifier en fonction de leurs besoins.

Ces futurs travaux devraient donc permettre de rendre le programme VGG-16 plus efficace en nourrissant sa base de[...]

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