Forêts tropicales : l'équivalent des Pays-Bas dévasté par des incendies et la tronçonneuse en 2020 !

Nathalie Mayer, Journaliste
·2 min de lecture

Global Forest Watch (GFW), c’est une plateforme en ligne qui propose un accès presque en temps réel à des données de surveillance des forêts. Et elle vient tout juste de publier son bilan pour l’année 2020. Le moins que l’on puisse en dire, c’est qu’il n’est pas bon. Le couvert arboré des tropiques a été amputé de quelque 12,2 millions d’hectares. Parmi lesquels 4,2 millions d’hectares de forêts tropicales humides primaires. L’équivalent de la superficie des Pays-Bas, tout de même. Et surtout, 12 % de plus qu’en 2019.

Les causes de ce recul du couvert arboré varient selon les régions du monde. En Amérique latine et en Asie du Sud-Est, c’est avant tout la déforestation liée au commerce du bois qui est à incriminer. Du côté de l’Afrique tropicale — et plus globalement dans le monde —, c’est l’agriculture qui est d’abord à blâmer. Les incendies et les phénomènes climatiques jouent également un rôle de plus en plus important. Sous les tropiques comme ailleurs.

Le Brésil arrive une fois de plus en tête des mauvais élèves. À lui seul, le pays est responsable de 1,7 million d’hectares de forêt tropicale humide primaire perdu en 2020. Une hausse de 25 % par rapport à 2019 ! En cause, la coupe à blanc et les incendies. Le tout se jouant essentiellement dans la forêt amazonienne. Les scientifiques signalent qu’en raison, à la fois du changement climatique et de la déforestation qui assèchent la zone et la rendent plus vulnérable, les incendies pourraient se multiplier dans la région. Une boucle de rétroaction qui pourrait finir par transformer l’Amazonie en savane.

Le Brésil est toujours le pays dans lequel la part de forêts primaires est la plus importante. © Global Forest Watch
Le Brésil est toujours le pays dans lequel la part de forêts primaires est la plus importante. © Global Forest Watch

Des raisons d’espérer ?

Ailleurs dans le monde, les incendies ont aussi fait des ravages en 2020. L’Australie — avec une multiplication par neuf de la perte de couvert entre 2018 et 2020 — et la Russie en sont deux exemples bien connus. Mais ils ne sont pas les seules...

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