Football : l'arrière-petit-fils de Benito Mussolini signe à la Lazio Rome

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Romano Floriani Mussolini, latéral droit de 18 ans et arrière-petit-fils du dictateur fasciste, a signé un contrat professionnel à la Lazio. Une signature qui fait parler alors que le club romain a une réputation sulfureuse en raison d'une partie de ses ultras, liés à l'extrême droite et connus pour leurs dérapages racistes.

Un nom encombrant. Le club italien de la Lazio Rome a fait signer son premier contrat professionnel à Romano Floriani Mussolini, jeune latéral droit de 18 ans, arrière-petit-fils du dictateur fasciste Benito Mussolini. Cette signature fait couler beaucoup d'encre alors qu'une partie des supporters du club se rend régulièrement coupable de provocations racistes ou antisémites.

Dans le quotidien La Repubblica, son entraîneur à la Lazio, Mauro Bianchessi, dresse toutefois le portrait d'un garçon calme et sans problème. "C'est un garçon humble, qui ne s'est jamais plaint. Je l'aime beaucoup. Il n'est pas encore prêt (pour jouer chez les pros), mais il est prometteur. Quant à son nom pénible à porter, je n'ai jamais parlé à ses parents, et la seule chose qui m'intéresse est la manière dont il joue."

"Moi, je veux seulement être jugé pour la façon dont je joue au football, et pas pour mon nom", réclame Romano Floriani Mussolini, interrogé par la radio Radiosei.

Un club aux supporters sulfureux

Cette signature fait couler beaucoup d'encre car elle concerne la SS Lazio (Società Sportiva Lazio), dont certains ultras sont des fascistes assumés, nostalgiques du "Duce" au goût prononcé pour les provocations en tous genre. L'été passé, ses ultras ont ainsi accueilli avec une banderole douteuse le gardien espagnol Pepe Reina, connu pour son soutien au mouvement d'extrême droite espagnol Vox.

"Salutations romaines, camarade Reina !", indiquait la banderole déployée à l'attention de Pepe Reina, le salut romain étant le geste du bras associé au mouvement fasciste.

En 2018, la Lazio avait été condamnée à une amende de 50 000 euros par la Fédération italienne de football car ses supporters avec jonché le terrain d'autocollants à l'effigie d'Anne Franck revêtue d'un maillot du rival de l'AS Roma.

En 2005, l'attaquant Paulo Di Canio avait fait scandale en effectuant plusieurs fois des saluts fascistes lors de matches contre l'AS Roma, Livourne et la Juventus Turin. Il avait alors notamment reçu le soutien d'Alessandra Mussolini, député européenne.

"Comme ce salut romain me fait plaisir", avait alors déclaré celle qui n'est d'autre que la mère de la jeune recrue de la Lazio.