Football : en Grèce, le grand retour de l'OM en Ligue des champions

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L'Olympique de Marseille replonge dans le grand bain de la Ligue des champions, après sept ans d'absence. Sur sa route se trouvent l'Olympiakos et l'ancien meneur de jeu de l'OM, Mathieu Valbuena.

Sept ans. Voilà sept longues années que l'Olympique de Marseille n'a pas disputé la Ligue des champions. Une éternité pour le seul gagnant français de la plus importante compétition continentale de clubs, qui fera son entrée en lice en Grèce mercredi 21 octobre face à l'Olympiakos, un adversaire à sa portée.

L'OM rêve des huitièmes de finale

En sept ans, le club a entretenu sa garde-robe de grand d'Europe avec une finale de Ligue Europa en 2018, perdue contre l'Atlético Madrid (3-0). Mais le projet du propriétaire Frank McCourt et du président Jacques-Henri Eyraud passe par des participations régulières à la C1.

Pas tombé dans le groupe le plus relevé, l'OM peut rêver des huitièmes de finale, l'"objectif élevé" fixé par André Villas-Boas. "On ne peut pas trop se lamenter après avoir été dans le chapeau 4 au tirage au sort. Le calendrier est plutôt bon pour nous", a assuré à l'AFP l'entraîneur, qui a ramené l'OM en Ligue des champions.

En effet, les Phocéens commencent par un adversaire de la même étoffe, même si AVB rappelle que l'Olympiakos est un habitué : 20e participation pour le club 45 fois champion de Grèce. C'est la dixième pour Marseille, vainqueur de la première édition de la C1 sous ce nom de Ligue des champions, en 1993.

Une rencontre à huis clos

Pour Christian Karembeu, directeur sportif du géant grec interrogé par l'AFP, "l'OM et l'Olympiakos sont deux clubs qui se ressemblent".

Le champion du monde 1998 estime notamment que l'ambiance dans leurs stades rapproche les deux clubs : "Karaïskaki, c'est comme le Vélodrome, le 12e homme est très chaud."

Malheureusement pour les Grecs, le stade de la périphérie d'Athènes accueillera la rencontre à huis clos. Le gouvernement hellène avait autorisé lundi la présence de 3 500 spectateurs, mais le Premier ministre, Kyriakos Mitsotakis, est revenu sur la décision mardi.

Le coach portugais du club grec, Pedro Martins, déplore de devoir "jouer dans un stade vide, sans passion, sans enthousiasme, ce n'est pas la même chose".

"Les fans sont un des plus gros atouts de l'Olympiakos", enchaîne le défenseur Ousseynou Ba. "Ce n'est pas la même chose mais on commence à avoir l'habitude de jouer sans eux, poursuit le central sénégalais. Mais on pense à eux quand on est sur le terrain, ils nous donnent de la force. J'espère que ce sera bientôt fini et qu'on va retrouver nos supporters."

Qu'importe, "recevoir l'OM, c'est beau, nous aimons affronter les grands d'Europe. On s'est rencontrés plusieurs fois", estime Karembeu.

Historiquement, les rencontres entre les deux clubs ont plutôt souri aux Marseillais, vainqueurs trois fois sur quatre.

En poules de C1 2011-2012, l'affrontement avait été équilibré : victoire de l'OM 1-0 au Pirée, but de Lucho Gonzalez, mais défaite au Vélodrome sur le même score. Steve Mandanda gardait déjà les buts.

En Coupe de l'UEFA 1994-1995, l'OM, alors en D2, avait gagné deux fois en 32es de finale (2-1/3-0), avec notamment un doublé de l'Irlandais Tony Cascarino au retour.

Valbuena, très attendu à Marseille

C'était une autre époque. Habitué de la C1, l'Olympiakos dispose désormais d'un effectif riche. "Vinagre, Semedo, El Arabi, Soudani, notre capitaine Kostas Fortounis...", brode Karembeu.

Mais "l'atout majeur, c'est Mathieu (Valbuena), assure le Néo-Calédonien. Il a fait une grosse saison l'an dernier et, pour aller très loin, on compte sur Mathieu qui connaît bien la Canebière" après huit saisons à Marseille (2006-2014).

Le gardien Steve Mandanda redoute particulièrement le désormais joueur de l'Olympiakos, "un joueur extraordinaire, très adroit devant le but. En étant gardien, et en le connaissant, je dois être encore plus vigilant. Mais il n'est pas le seul sur le terrain..."

Avec AFP